J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



mercredi 22 mai 2013

Le carnet aux cheveux d'encre (beurk ) ou la fille au carnet rouge ?

Aujourd'hui, je change de disque ! Je relaye deux jolies critiques (qui ne parlent pas de Sweet Sixteen), et qui se trouvent toutes deux sur le même site, Callioprofs, une plate-forme absolument extra, spécialisée en littérature jeunesse et enseignement des lettres au collège.
Merci Sophie pour ces deux avis !



On commence avec le Carnet Rouge : 


Quatrième de couverture
Je m'appelle Marie et j'ai 16 ans. Si on s'était rencontrés la semaine dernière, je me serais présentée comme une lycéenne ordinaire, vivant avec sa mère dans la banlieue de Lille. Vous m'auriez alors demandé d'où me venaient ces cheveux et ces yeux si sombres. Je vous aurais répondu que j'avais du sang népalais. Vous auriez attendu la suite. Mais je ne sais rien de mes origines, ma mère a toujours refusé d'en parler. Aujourd'hui, tout a changé. Entre les pages d'un mystérieux carnet rouge, je viens de découvrir une vérité que je n'aurais jamais pu imaginer.

Contenu
Superbe couverture et résumé alléchant, j'ai plongé dans Le Carnet rouge avec d'autant plus de délice que j'ai adoré Sweet sixteen. Et je n'ai pas été déçue. Dans une belle plongée en profondeur, nous découvrons Marie, qui nous livre une introspection très aboutie, fine et légère à la lecture et pourtant très fouillée, sans qu'on ne ressente une pointe d'ennui. La deuxième plongée est celle que nous effectuons avec elle dans le Carnet rouge, ce journal-récit qui décrit l'enfance perdue de sa grand-mère. C'est étonnant, extrêmement bien renseigné et teinté d'une mélancolie très touchante. Pour autant, l'auteur réussit à ne pas sombrer dans le mélo ni, autre piège, à perdre Marie au profit de sa grand-mère. L'amitié et l'amour, les rapports avec la mère ramènent à la réalité et les lectures du carnet sont bien dosées, de manière à ne pas perdre notre héroïne, à laquelle le début nous a bien attaché. Ce n'est donc pas contemplatif, ni simplement documentaire. Il y a bien un mélange qui s'opère entre le carnet et le récit de Marie, de façon qu'à la toute fin, le vide béant laissé par le silence de la mère sur les origines semble comblé. Marie a un passé et elle va aider sa mère à l'accepter, ayant suffisamment grandie dans cette aventure pour le faire. C'est doux, c'est fort, bref, encore une fois, j'ai adoré.



On continue avec la Fille aux cheveux d'encre




Résumé de la quatrième
Quand je suis arrivé dans mon nouveau collège, je l'ai tout de suite remarquée. Dans la classe, c'est comme si tout avait été en noir et blanc, sauf son pull rouge et elle dedans. Elle, c'est Chine, la fille la plus extraordinaire de la terre. Elle est belle, intelligente, spirituelle. Tout mon contraire. Le plus dingue, c'est qu'une fille comme elle puisse s'intéresser à un type comme moi.

Contenu
Un texte court et très délicat sur une histoire de premier amour. La rencontre, le développement, les conflits et la résolution, un déroulement simple et parfaitement assumé, dans la belle langue d'Annelise Heurtier.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui semble se diriger vers un cliché pour lui tordre le cou finalement ! Chine est touchante, agaçante, désarmante, comme si l'on était réellement dans la tête de Timothée. Une belle évocation du mensonge aussi, mais là encore, sans en faire trop. Décidément, cette auteur a du talent. 



3 commentaires:

Julie B.B. a dit…

Eh bien, ça donne envie de les lire !! :) Que de jolis mots qui font plaisir! :)

Leia a dit…

j'approuve totalement !

Sardine a dit…

"Décidément, cette auteur a du talent."

Ça résume bien tout, je trouve !