J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



Combien de terre faut-il à un homme ?



Combien de terre faut-il à un homme ?

illustrations Raphael Urwiller
éditions Thierry Magnier
27 août 2014

album illustré, à partir de 8 ans








Version italienne, aux éditions Orecchio acerbo




version espagnole, aux éditions Ekare




Sur son lopin de terre de l'ouest sibérien, le paysan Pacôme vit avec sa femme et ses trois enfants.
Chaque matin, aux heures blanches et glacées, Pacôme chausse ses larges bottes et s’en va travailler. Il n’est pas riche, mais sa famille ne manque de rien. Le feu crépite souvent dans la cheminée et à l'heure du déjeuner, l’odeur du bortsch flotte dans l’isba.
Cependant, dans son petit champ balayé par les vents, Pacôme se sent à l'étroit. Son cheval a besoin de galoper et sa vache trouve toujours le moyen d’aller brouter l’herbe du voisin.


"Si seulement j'avais plus de terres" soupire-t-il en regardant par delà la clôture, " je pourrais être tout à fait heureux".  



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Sélections Prix littéraires


Prix littéraire Pas Sage (Inde du Sud) 2015-2016
Prix littéraire Ados (Senlis) 2015
Prix Bernard Versele 2017 




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Libraires, blogueurs et passionné(e)s de littérature, merci pour vos chroniques !
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  • Magazine Notes bibliographiques









Pour enfants dès 6 ans, un album à l'italienne qui est adapté d'une nouvelle de Tolstoï, avec le goût du drame russe.

Sur son lopin de terre de l’ouest sibérien, le paysan Pacôme vit avec sa femme et ses trois enfants. Il n’est pas riche, mais sa famille ne manque de rien. Pourtant, Pacôme est insatisfait et il se met à penser qu’avec davantage de terre il serait « tout à fait heureux" Sur les conseils d’un marchand de passage, Pacôme décide de partir aux pays des bachkirs, où la terre est fertile et vendue pour une bouchée de pain. Là-bas le chef du campement nomade lui propose un marché : toute la terre dont il pourra faire le tour en une journée de marche lui appartiendra, à condition qu’il soit revenu à son point de départ au soleil couchant. Mais l’avidité et la cupidité du paysan lui seront fatales…








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C´est  un livre pour enfant que bien des adultes pourraient lire avec profit . C'est l'histoire d'un paysan de Sibérie, il n'est pas riche, mais sa famille ne manque de rien . Pourtant, il se dit que s'il avait un peu plus de terre, il serait plus heureux ... Alors il en achète , mais ce n'est pas assez : un voyageur de passage lui a dit qu'ailleurs, la-bas, la terre est si riche .... et notre paysan vend tout et part là-bas. Et puis il rêve de possessions plus grandes encore , et quand il atteint son but - ou croit l'avoir atteint -,il est mort : il n'a désormais plus besoin que d´un petit bout de terre: juste à sa dimension. 
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Le récit du narrateur externe est implacable voire féroce : l'écriture, de type descriptif donc neutre, ne cesse de laisser deviner un jugement en intertexte. Les mots font mouche, et paradoxalement les illustrations, très graphiques et explicites, accumulant de page en page silhouettes de poussins et de vaches, pourraient presque se passer de paroles. C'est dire si l'ensemble se complète, discourant avec aisance autour de la propriété et ses (nombreux) travers, des instincts de l'homme et de ses choix de vie qui peuvent l'emprisonner. 


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Une histoire portée par le somptueux travail de sérigraphie effectué par Raphaël Urwiller. Une finesse et une justesse du trait, associées à des aplats de couleurs chaudes, vives et contrastées, rendent chaque planche saisissante et affirment encore davantage la puissance du texte. Un album au message évident, qu’on referme avec un petit sourire malicieux au coin des lèvres.
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De superbes illustrations au service d'un texte inspiré d'une nouvelle de Tolstoï: MAGNIFIQUE!











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Ce beau conte nous raconte comment la cupidité d’un homme peut le conduire à sa perte.
Pour être toujours plus riche, Pacôme finira par mourir et sera enterré par ses exploiteurs.

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La romancière adapte magnifiquement Ce qu’il faut de terre à l’homme, texte philosophique et moral de Léon Tolstoï. Ecrit en 1886, il reste cruellement d’actualité. Dans un format à l’italienne élégant, les illustrations opposent le visage impénétrable du paysan à l’accumulation de ses biens. Ils sont représentés par des animaux et des récoltes comme autant de figurines de jeu, immobiles.[...] 











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Sur le rythme de la belle écriture de l'auteure viennent s'adjoindre les magnifiques illustrations de Raphaël Urwiller dont la gamme volontairement limitée de couleurs est un enchantement. L'âme russe est terriblement présente dans ce conte qui terrasse l'avidité et la remet à sa juste place. Un vrai bonheur de lecture pour un message très fort dès 7 ans. 
















Une oeuvre d’art. Le dernier livre d’Annelise Heurtier (que nous avions rencontrée à la sortie de Là où naissent les nuages il y a quelques mois) est tout simplement une oeuvre d’art. Adapté d’une nouvelle de Tolstoï : Qu’il faut peu de place à un homme(présent dans le recueil Scènes de la vie russe que vous pouvez découvrir notamment via ce site ).


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Combien de terre faut-il à un homme? est l’adaptation d’un conte de Tolstoï, Ce qu’il faut de terre à l’homme. Ecrite en 1886, le thème de cette nouvelle apparaît pourtant comme très actuelle, si ce n’est que  les smartphones ont remplacé les lopins de terre… Pacôme est un éternel insatisfait, incapable de se contenter de ce qu’il a, et il  ne vit plus que guidé par cette insatiable soif de posséder,  persuadé que le bonheur est au bout du « toujours plus ».


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Le paysan sibérien Pacôme vit heureux avec sa femme et ses trois enfants. Mais peut-être qu’avec un peu plus de terre, serait-il encore plus comblé ?
Voici un récit féroce, avec des illustrations brûlantes autour de trois couleurs, le jaune, le rouge et le bleu, qui pousse à méditer sur l’homme et le feu de la vie.

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Le texte d’Annelise Heurtier est délivré sobrement et clairement. C’est très fort.Combien de terre faut-il à un homme? est mis en lumière par les couleurs chaudes de Raphaël Urwiller – Raphaël Urwiller fait partie du collectif Icinori. C’est un très bel album à conseiller dès 7-8 ans.


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Pour cet album, Raphaël a choisi trois couleurs (le noir étant considéré comme « absence de couleur » suivant mes vieux souvenirs en école d’Art) : le lumineux jaune, le passionné rouge et l’encré bleu. Des jeux de masses, de couleurs, de superpositions se marient pour donner vie à des scènes hypnotiques. Et aussi un trait épuré illuminé par les aplats de couleurs choisis, le tout couronné d’une impression impeccable, somptueuse, en tons directs (bravo à l’atelier Grafiche AZ en Italie !).


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Une "fable" dure mais pleine de poésie, contenant des valeurs, une philosophie, qu'il est bon de transmettre à nos enfants (je l'ai lu avec mon fils de 6 ans 1/2 qui ne l'oubliera pas de sitôt je crois), pour leur apprendre (et nous rappeler) qu'il est sain de se contenter de ce que l'on a... 

Une leçon que l'on connaît tous mais que nous avons parfois tendance à oublier.
(Et un merveilleux livre-objet/ouvrage à s'offrir!).

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Annelise Heurtier délivre un texte tranchant et limpide où le vocabulaire choisi nous plonge immédiatement dans la culture slave.
Les sérigraphies très stylisées sont l’œuvre du jeune Raphaël Urwiller, un membre du duo Icinori, maison d’édition expérimentale où les deux illustrateurs laissent libre cours à leur créativité et à leurs investigations graphiques. Le résultat est de toute beauté [...]








Un album pour les plus grands et même pour les tout à fait grands qui seront certainement séduit par cette histoire inspirée de Tolstoï et mise en images par Raphaël Urwiller, la "moitié mâle" du duo Icinori: l'histoire d'un homme qui perd tout pour avoir voulu trop... Texte et illustrations sont vraiment très beaux. Cela s'appelle "Combien de terre faut-il à un homme?", le texte est d'Annelise Heurtier et c'est publié chez Magnier.












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Anne-Lise Heurtier  dont on sait le talent pour s’emparer des histoires s’inspire ici d’une nouvelle de Tolstoï pour proposer au lecteur une ballade dans la Russie éternelle mais aussi une réflexion sur l’appât du gain, la volonté farouche de ces hommes de la terre qui voudraient en posséder toujours au risque de ne plus voir l’essentiel et le bonheur à portée de main.


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Houahou ! voilà un album jeunesse aux superbes couleurs, avec un format cinémascope très bien utilisé et une histoire d’une grande profondeur.
Tout est dans le titre, l’histoire d’un homme qui part d’un petit bout de terre et qui va vouloir toujours un peu plus, jusqu’à sa perte. Un album au souffle épique, dans les décors de Sibérie que nous vous recommandons très très fortement. 


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C'est une magnifique (et tragique) histoire qu'adapte ici, avec beaucoup de talent, Annelise Heurtier. Un conte russe qui a plus d'un siècle et qui est pourtant tout aussi parlant aujourd'hui. 
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Un album qui se présente à l’italienne, magnifiquement illustré et imprimé en tons directs — chose assez rare pour être soulignée — et qui participe de l’intérêt graphique de cet album. Mais au delà du travail de chromie, qui imprègne de lumière tout le livre, il y a là encore une extraordinaire maîtrise de l’espace de la page. On est sous le charme paradoxe de ces images qui peuvent sembler figer au premier abord, mais qui sont surtout un vibrant hommage à un art de la fresque particulièrement omniprésent dans l’iconographie russe. Cette dynamique d’ensemble joue avec les contrastes et les surimpressions et surtout l’utilisation optimale d’une double page panoramique, laquelle offre un angle très large à l’illustrateur et emmène parfois le lecteur hors du champs, hors du livre dans les vastes étendues de la Russie occidentale.
Encore un petit trésor à découvrir d’urgence dans votre librairie sorcière bien aimée.

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Ce qu’il y a d’intéressant dans cette histoire, adaptée pour les enfants, c’est une morale saine et intelligente: faire attention à sa propre ambition, elle peut vite nous dépasser et nous consumer.
Quant aux illustrations, elles sont tout simplement géniales. L’utilisation des trois couleurs, rouge, orange et bleu, est parfaite. Raphaël Urwiller est une véritable découverte artistique.
Je ne sais pas si cet album, de part son originalité, plaira au plus grand nombre. En revanche, il mérite d’être découvert et promu parce qu’il est précieux.
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Ce très beau livre illustré reprend une des nouvelles de Tolstoï. Tout de couleur bleu jaune et rouge, il offre de magnifiques images de la vie traditionnelle Russe.









  • Dans le journal "La dépêche de Tahiti" (26 août 2014)







  • Dans le journal "20 minutes" du 16/09/2014













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Dans un format italien, cet album élégant offre une vision pénétrante et pourtant simple à comprendre. Les illustrations suivent la dynamique de cet éternel départ vers un ailleurs meilleur et sa course folle, en utilisant largement le champ des doubles pages et en démultipliant l’espace. Elles opposent le visage renfrogné et fermé du paysan à l’accumulation de ses biens représentés par des animaux et des récoltes figurines. Plus les richesses augmentent, plus le malaise s’installe dans l’esprit de l’homme. Les couleurs rouge, orange et bleu créent un univers original, tout de contrastes et de tension.
Atypique, cet album propose un texte conséquent et une technique graphique riche et singulière. Une association à redécouvrir et à promouvoir.
Album à partir de 6 ans

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Adaptée d’une nouvelle de Tolstoï, cette fable sur l’avidité est un voyage dans une Russie imaginaire, une terre sans limites, peuplée de nomades. L’écriture est rythmée comme un conte et joue avec le vocabulaire pour nous plonger dans la poésie de la culture russe. Les sérigraphies qui illustrent l’album déploient sur les larges double-pages de cet album au format à l’italienne les rêves fous de notre malheureux héros, paysages immenses et richesses accumulées. Un très beau conte philosophique, à la chute bien cruelle, à découvrir à partir de 8 ans.









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Un texte limpide et simple met à portée d’enfant la notion de cupidité poussée à son extrême. Sans concession, il dérange et interroge et promet de grandes discussions entre petits et grands.

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Gros coup de cœur pour cette fable philosophique inspirée d’une nouvelle de Tolstoï. Annelise Heurtier délivre un texte impeccable, au vocabulaire choisi, qui nous plonge illico dans la culture slave tout en dénonçant les affres du consumérisme à outrance.
Les sérigraphies lumineuses apportent un contrepoint très graphique et très contemporain à ce récit littéraire. Ce trait épuré et stylisé, ces grands aplats de couleurs sont l’œuvre du jeune et talentueux Raphaël Urwiller dont le travail mérite vraiment le détour.






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Combien de terre faut-il à un homme ? m’a plu, sur tous les points. La chute est par contre assez dure, un peu à l’image des contes anciens qui étaient racontés en vue d’apprendre la différence entre le Bien et le Mal, ne s’embarrassant pas de fioritures et n’épargnant pas vraiment les jeunes lecteurs. C’est le cas avec cette adaptation de la nouvelle de Léon Tolstoï qui met en scène un homme qui ne se satisfait jamais de ce qu’il possède, veut toujours plus et aller plus loin… mais jusqu’où ? Les adultes se doutent très vite du dénouement, je ne sais pas si les enfants verront venir la morale ?
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Tout est de grande qualité dans cet album à l’italienne : le texte qui fait mouche à travers la parole de ce narrateur qui raconte du point de vue externe l’ambition fatale de Pacôme, les illustrations magnifiques où le noir, le bleu, le rouge et le jaune racontent tout autant que le texte à travers un graphisme surprenant, le papier, la photogravure, le format, la typographie d’une grande sobriété.
Un album d’une grande beauté et un album qui invite à la réflexion : jusqu’où aller par ambition ? Quel est le prix du bonheur ? La propriété est-elle une priorité ? Quel sens donner à sa vie ?

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Revisitée et adaptée par Annelise Heurtier, cette histoire est portée par un magistral travail de sérigraphie réalisé par Raphaël Urwiller. La finesse et la justesse du trait, associées à des aplats de couleurs vives et contrastées, affirment encore davantage la puissance du texte. Une histoire intemporelle à lire à tout âge. Une histoire édifiante à méditer. 








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Abondant et raffiné, le texte maintient une tension dramatique sourde et constante. Percutante, la chute du récit pose un regard troublant sur la valeur de l’être et de l’avoir. L’histoire s’accompagne d’illustrations en trichromie (rouge, orangé et noir) d’une grande force d'évocation, au graphisme pur et flamboyant.







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Un album qui semble en tout premier lieu pour les enfants mais en faisant défiler les pages, vous aurez surement cette impression qui a été la mienne aussi, que non, décidément, ce texte s’adresse plutôt à un public averti et avec un peu d’expérience.

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Les thèmes de l’envie de possession matérielle et de la (prétendue) nécessité d’accumulation font largement écho aux travers de nos sociétés occidentales, replètes et, parfois, déboussolées. La quête de la propriété, les injonctions à l’accumulation de biens : Pacôme les vit, déjà, au tournant du 20° siècle. Il ne fait pas figure de sage, s’essoufflant littéralement à rechercher l’extension de ses propriétés.




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Le bleu, le jaune et le rouge jouent de leurs ombres, en dessins francs, un peu lointains, ou plus minutieux de petites volutes, mais toujours puissamment évocateurs. Ce sont les enfants entassés avec les biens dans la charrette, la tente des nomades plus que remplie, ouverte au loisir, contre les animaux de la ferme alignés les uns à la suite des autres. La typographie d'une sobriété extrême s'intègre avec naturel dans cette figuration, d'un bleu profond sur la page ivoire : à histoire édifiante, effet marquant dans les moindres détails.Combien de terre faut-il à un homme ? ou une formidable et malheureuse aventure à méditer soigneusement.

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Ce livre m’a surpris, il est à la fois très simple et très compliqué, l’histoire elle-même est simple : elle est continue, il n’y a pas de flash-back, les mots ne sont pas difficiles mais le sens est plus complexe, je ne suis même pas sûr de l’avoir vraiment compris. J’ai compris qu’il ne faut pas en vouloir trop. (Valentin, 6°)

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L’histoire est belle … Pacôme un paysan de Sibérie vit dans une petite isba… il n’est pas riche mais il ne manque de rien … ou presque …. Pacôme regarde souvent le voisin qui a plus …. il part chercher plus de terre… plus de biens !!!! Ce texte est d’une grande richesse, c’est une adaptation d’une nouvelle de Tolstoï…. Anne-Lise Heurtier l’a rendu simple avec son écriture et par ses mots, elle nous invite à réflechir sur notre société.






How Many Earths Does a Man Need?, or Combien de Terre Faut-Il à un Homme? by Annelise Heurtier and Raphaël Urwiller. A tale about a peasant called Pacome, who lives in Siberia. He isn’t rich but doesn’t lack anything. Despite that, he keeps dreaming of having more land. And at some point, he takes on the adventure of finding the land where happiness grows like a crop. A story inspired by one of the greatest novelists of all time, Leo Tolstoy, beautifully adapted and illustrated for young readers.

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