J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



vendredi 11 décembre 2009

Le mystère des Lettres de Noêl

Qui dit "Noël" ne dit pas seulement "chat hystérique qui démonte le sapin" ou " tentatives approximatives de fabrication d'étoiles à la cannelle"....non non, qui dit "Noël" dit également "histoires de Noël", et parmi elles se trouve la mienne, réservée par Averbode depuis janvier 2007...Pour un peu je ne me rappelais même pas ce que j'y avais raconté, tiens !

"Le mystère des lettres de Noël" est un petit roman qui s'adresse aux enfants de 6-7 ans et qui parle....du père Noël (sans blague).
Figurez-vous que cette année, il n'a pas encore reçu une seule liste de cadeaux....Mais qu'est ce qui peut bien se passer En Bas ?
Les lutins veulent absolument trouver une explication, parce qu'à force de le voir se lamenter toute la journée en pyjama, ils ont peur que ça finisse mal pour le Père Noël...

En voilà un petit extrait :

- Il ne reste qu’une hypothèse : nous avons peut-être un problème de tuyau. Je propose donc que l’un de vous descende à l’intérieur pour aller voir d’où vient le problème.

Les lutins se regardèrent, un peu inquiets.

- Euh…Père Noël, nous sommes petits, c’est un fait, mais je ne crois pas que l’un de nous soit assez mince
pour pouvoir rentrer dans un tuyau qui n’est pas plus large qu’une pastèque ! Et puis, comment respirer ?

Le Père Noël se gratta la tête, l’air visiblement soucieux.

- Mmmmfff…Vous avez raison, c’est un problème, nom d’une guirlande enguirlandée.

Il mis les poings sur les hanches :

- Faut dire aussi, avec toutes les cochonneries que vous mangez à longueur de journée, pas étonnant que vous ne puissiez pas rentrer dans les tuyaux !

Devant les lutins qui regardaient son énorme ventre en essayant de ne pas rire, le Père Noël devint tout rouge.



Les illustrations sont de Nesk .http://neskoncept.com/blog/

dimanche 29 novembre 2009

Intervention au festival "Joie de Lire" à Villers-le-lac

"Villers le Lac, mais c'est où ça ?" je vous entend dire avec une pointe d'ironie. Touristes amateurs !!!
Villers le Lac est une charmante villégatiure tout près de la Suisse, où l'on peut voir, entre autre choses, le splendide spectacle naturel qu'est le Saut du Doubs, cascade de 27 mètres de haut, classée Grand Site National (?).


Et tous les ans, à Villers le Lac est organisée une manifestation appelée Joie de Lire et qui a pour but de promouvoir la lecture dans les écoles et collèges de la ville.
Jeudi 26 novembre, j'ai donc été accueillie dans 4 classes différentes, pour rencontrer des enfants ayant travaillé sur "Tu seras pirate mon fils".

(note : merci au petit garçon qui m'a amené un tabouret )


1/ L'école des Bassots est une charmante école "à l'ancienne", avec seulement 2 classes pour une cinquantaine d'élèves du CP au CM2.
Les enfants que j'y ai rencontrés avaient très bien préparé la rencontre et m'ont réservé de jolies surprises en plus des traditionnelles questions sur l'écriture et la réalisation d'un livre .

Un grand bravo aux 3 petites musiciennes qui ont mis en scène un résumé de "Tu seras pirate mon fils" avec des bruitages réalisés au violon. Tout simplement génial.


Bravo aussi à l'affiche fabriquée par les garçons ainsi qu'au résumé de "Ma grand-mère a un amoureux" très bien présenté dans une reproduction de la couverture du livre.

Merci aussi pour tous les dessins que j'ai reçus !

2/ A l'école du centre, j'ai rencontré 3 classes de CE2/CM1. Dans les 2 classes de l'après-midi, nous avons terminé la séance par du travail d'écriture. Le but du jeu était de ré-écrire, par petits groupes et en quelques lignes, la suite du roman (en fonction de l'endroit du texte lu jusqu'alors).

Je l'ai promis aux enfants, alors je recopie ici (avec les fautes !), les productions de chaque groupe.


Classe de Mme Emonin


Océane, Chloé, Eliott, Léo et ThomasFlibuste chercha son papa dans le bateau après avoir vu ses soeurs pour se réconssilier. Ils veulent aller se réconssilier et Jaque et son papa pleura pendant 5 jours et le sixième jours ils se réconssilia et deviennent pirates sur le bateau Quaraybe.

Alois, Valentin, Nicolas, Alexandre
Flibuste et son père se réconcilie pour former une seule équipe.
- Flibuste, je te nomme capitaine de mon bateau dont le nom sera "le Tirayer".

Maeva, Manon, Charlotte
Flibuste et Archibald se rencontrairent et les deux dirent ont va changer de travail. Flibuste dit à son père, et faisons écrivains, d'allieurs nous écrirons notre histoire et cette histoire c'est celle que vous venez de lire.

Zoé, Dieynaba, Léo, Théo et Alexandre
Flibuste va voir Archibald et ils sont reconssilier. Puis il dit je serai pirate pendant 2 semaines et les 2 semaines suivant je serai navigateur. Puis ils rentrèrent tous chez eux. Mais comment va-t-il faire pour aller découvrir de nouvelles terres en juste 2 semaines ? Le lendemain il alla chez le roi, il trouva une bouteille comme quoi était viré. Alors le restant de sa vie il fera pirate.

Baptiste, Tristan, Amandine et encore Tristan
Flibuste alla voir son père accompagner de ses soeurs et sa mère et lui proposa quel que chose:
"- papa je te propose de changer de métier et de faire navigateur avec moi mais tu dois changer de prénom et tu t'appeleras...christophe Colombe". Et il découvrit l'amérique.


Corentin

Flibuste vu un autre pirate mais quant il fut tué il pleura quart c'était son père mait il ne l'avais pas remarquer. FIN




Classe de Mlle Barbier

Jeanne, Valentin, Anthony, Marion
Mais il ne veux pas devenir pirate, il veut vende des bateau. Sont père refuse car il a peur que flibuste vende son propre bateau.
- Mais Flibust, tu ne vas pas vendre mon bateau
- Mais non ne t'inquiète pas papa
- T'as qu'à pirater des bateaux pour les échanger contre du chocolat
- Non je veux les vendre ni les pirater"

Adil, Kevin, Théa, Olivier, Louis
Le problème c'est que Flibuste ne veut pas devenir pirate et Archibald pleure. Archibald insiste et fait du chantage. Mais Flibuste ne veut pas et il vet fair agent de marine contre les pirate. Il ont fait un parie se lui qui reste le plus lonten la main sur le barbeque.

Marine, Aysenur, Izel, Didem, Tiffany
Le problème c'est qu'il ne le désirait pas vraiment. Flibuste voulait devenir boulanger. Archibald n'en croyait pas ses oreilles. Flibuste aimait tellement le bon pain chaud qu'il sort du four qu'Archibald était d'un coté pour le bon pain chaud qu'il fesait et qu'il pouvait s'empifrer de bon pain au chaucolat de l'autre coté il a perdu son tant à tout lui apprendre sur les pirates pendant dix-huit ans.

William, Quentin, Robin, Romuald, Adrien
Mais le problème c'est que Flibsute n'a aucune envie de devenir pirate. Un soir il prometait parole de cordaire. "Je ne serai jamais pirate parce qu'il veux être conducteur de tondesues à gazon". Puis il le disa à son père se qu'il voulait il rajouta "que sa te plaise ou non je ne changerais jamais d'avis".
Son père lui dit "Mais il n'y a pas d'erbe sur un bateau "
J'en ferai pousser. Dit Flibuste. Puis il s'en alla pour toujours.

Marlon
Il ne voulait pas devenir pirate et il voulai vendre des bateau "Mets nont tu ne va pas vendre mon batteau" sit Archibald "Mets non papa je ne ver pas vendre ton bateau" dit Flibuste.

Jennyfer, Valentine, Charlotte, Océane, Coralie
Le problème c'est que Flibuste n'a rien retenu de cette grande leçon qu'Archibald lui a appris car il ne veut pas devenir pirate. Flibuste se révolte :
-Papa je ne veut pas devenir pirate je veut être chanteur !
- Tu rêves d'être chanteur !!
- Oui papa c'est ça .
- Si tu veux être chanteur, chante !
Flibuste chanta tellement mal que les oiseaux tomba de leurs arbre. Archibald dit :
- Tu chantes mal, choisi un autre métier par exemple agriculteur.
- Jamais, je ferai chanteur pour la fin de ma vie.

Ce fut une journée bien remplie ! Merci à tous les enfants et aux instituteurs/trices pour leur accueil et leur collaboration. Merci à Sylvie Berthet Droxler pour son accueil et merci à Brigitte, son mari, Laura, Florian et la jolie petite Cécile pour le déjeuner ! Une adresse à retenir ;-)

Ne dis rien si tu m'aimes

Et voilà un extrait de mon dernier boulot. C'est un roman de 50 000 signes pour des enfants de 8/10 ans je pense (quoique !).
Il s'appelle "Ne dis rien si tu m'aimes" et traite de la déception, j'ai envie de dire. Pas facile de voir et d'admettre que quelqu'un qu'on aime aveuglément puisse agir mal...
Amis éditeurs...

1.
Aujourd’hui, ça fait un mois que j’ai rencontré Chine. Un petit mois de rien du tout, alors que j’ai l’impression de la connaître depuis toujours.
Chine, ce n’est pas un pays, mais mon amoureuse, ce qui est comme un meilleur copain, mais en mieux. Moi, je m’appelle Timothée, j’ai 10 ans, une cicatrice au sourcil droit et j’ai déjà déménagé 4 fois.
Chine, c’est la première personne qui m’a parlé quand je suis arrivé dans ma nouvelle école.
Je déteste être le nouveau, ce qui tombe mal parce que justement, ça m’arrive souvent. Tout le monde vous regarde comme si vous étiez en slip ou comme si vous portiez les chaussures de votre grand-père, ou les deux à la fois. Il faut traverser toute la classe sous les regards des élèves qui se retournent au fur et à mesure, ça donne l’impression d’avoir des semelles de plomb.
Quand je suis arrivé dans la classe, je l’ai tout de suite remarquée. C’est comme si tout avait été en noir et blanc, sauf son pull rouge et elle dedans. Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi joli, à part peut-être le camion de pompier que j’avais eu quand j’étais petit. Elle était assise, les bras croisés, un drôle de petit sourire sur les lèvres. Elle avait les cheveux très bien coiffés et la peau dorée comme les toasts que ma mère nous fait parfois le samedi matin.
- Timothée ? Timothée !
La voix de la maîtresse, qui m’avait planté sur l’estrade pour me présenter aux autres, m’a fait sursauter. Si ça se trouve, elle avait dit :
- Les enfants, voici votre nouveau camarade. Il s’appelle Jean-Gyrophare et il collectionne les restes de camemberts.
Mais je m’en fichais complètement, j’étais trop occupé à contempler la Fille à la Peau Toastée.
Mme Chabert a continué :
- Voyons, Timothée…où est-ce que tu vas t’installer ? Tiens, va donc là-bas, à la table de Chine.
Sur le coup, je n’ai pas très bien compris. C’était quoi, cette histoire de tables chinoises ? Et à quoi est ce que ça pouvait bien ressembler ?
Et puis la Fille à la Peau Toastée s’est levée et j’ai réalisé que Chine, c’est comme ça qu’elle s’appelait. Chine.
Chine Chine Chine.
J’ai répété plusieurs fois le prénom dans ma tête et j’ai décidé que ça lui allait parfaitement bien, parce que c’était un prénom incroyable. Comme elle.
D’un coup, j’ai eu la trouille. Qu’est ce que j’allais bien pouvoir lui dire ? En plus, ma mère avait insisté pour que je mette mon pull à carreaux, qui est moche et qui gratte. Elle allait me prendre pour un guignol, c’est sûr.

vendredi 6 novembre 2009

Revue de presse

Haaa, ça m'éneeeeeeeerve !!! Je voulais vous faire un petit copier-coller des critiques parues pour "les étranges disparitions", et je ne peux plus coller justement ! Keskecé que cette blague ? Pourquoi ça marche pas ?

mercredi 14 octobre 2009

Et une selection pour "Les Etranges Disparitions", une ! Et pas nimporte laquelle !

Notre album est selectionné pour le prix Baobab, un prix littéraire dans le cadre du Salon du Livre jeunesse de Montreuil (the salon, pour les connaisseurs et pour les autres aussi).

Alors, le Prix Baobab, keskessaaaaaa ? (comme dirait mon Ptitdeuzan).

Je cite :

"Le prix Baobab de l'album a été crée en 2000. Il est decerné par le Centre de Promotion du Livre Jeunesse de Saint Denis et le journal Le Monde (haaaan la classe ! pas Ici Paris hein, le Monde !) lors du Salon du Livre jeunesse de Montreuil.

Il est attribué à un album français créatif et innovant (c'est tout nous, ça ) paru dans les 12 mois précédent la manifestation (c'est bon aussi). Le jury est composé d'artistes de différentes disciplines, de libraires et de bibliothécaires. Des noms, des noms !!

Doté de 7500 €, ce prix est la récompense la plus importante pour l'édition jeunesse.
Haaaan , c'est pas possible ?!? C'EST PAS POSSIBLE ??

En même temps ça a l'air rude, il y a une cinquantaine d'albums en compétition :-/ Rien que chez Actes Sud aussi, y'a "mangé, mangée" de Mathias Enard et chez Galimmard jeunesse"l'Histoire de Clara", de Vincent Cuvellier, une histoire qui déchire, comme diraient les jeunes....comme dis mon zhom "c'est vrai qu'avec tes i qui font la grève, tu peux pas trop rivaliser, quoi... "
Ooooo, ça va, oh....il a qu'à écrire, lui, hein !


(source : site des éditions actes-sud junior)



Adieu ma belle chaise Barcelona de Ludwig mies van der Rohe...ça aurait été un bonne idée pour dépenser mes sous tiens ! (oh ça va, je déconne...J'en aurais donné à Kiva et à Action contre la faim !!! J'aurais acheté des tas d'autres bouquins et des puzzles pour mon babydoux...bon j'aurais quand même regardé si je trouvais une Barcelona pas trop chère...hé hé hé)

dimanche 4 octobre 2009

Devant vos (enfin, mes !) yeux esbaudis, le voici le voilà !

Les Etranges Disparitions, sortie internationale le mercredi 7 octobre : tadaaam !!!




Et pas aux éditions tartempion, aux éditions Actes Sud ! Iii-aaaa !
Je me mets la barre plutôt haut pour la suite (ce en quoi mon mètre 54 ne va pas m'aider). Il va donc falloir que je me fasse une cure de jus d'herbe d'orge du Dr Kawakichimachin en plus de ma gelée royale, de mes tisanes de gingembre et d'ortie ou de mon quinoa....il faudra peut-être aussi que j'aille voir le biomagnétiseur (si !) du 1° étage pour qu'il me magnétise l'ordinateur ou l'inspiration...

Bon, trève de palabres, revenons au sujet du jour (on est dimanche, mais je prends de l'avance, ma disponibilité en soirée est toujours aléatoire, d'autant que j'ai plein de retard au boulot...s*l*perie de budget que je vais devoir terminer at home...si c'est pas malheureux).
Les Etranges Disparitions est donc un album qui, comme tout album qui se respecte, comporte des tas de beaux dessins pas du tout faits par moi, mais par Aurore Petit, qui entre autres choses, avait illustré ma Sidonie Quenouille aux éditions du Rouergue.
L'ensemble est très réussi (je mettrai des images bientôt, si elles veulent bien s'afficher dans le bon sens), vous êtes donc obligés d'aller dans la librairie la plus proche vous procurer la chose, et plus vite que ça. Et pas d'excuse, même s'il y a canicule ou déluge, tornade ou invasion de criquets, il y a toujours fnac.com pour vous dépanner.

Pendant ce temps, je vais inviter mon homme dans un bon resto pour fêter ça. Et comme l'album lui est dédicacé, j'ai peut-être une chance que ça soit lui qui finance les agapes.

Comment ça, je suis machiavélique ?

vendredi 21 août 2009

Encore un !

article !! waouh, encore quelques efforts et je suis dans le Nouvel Obs ! bon ok...
http://www.laterredecheznous.com/news/fullstory.php/aid/3476/Les_histoires_d_92Annelise_.html

Comme je suis une fille prévoyante, je copie-colle l'article, pour quand le lien ne sera plus valide.

Les histoires d’Annelise
littérature jeunesse
Publié le: 22 août 2009 dans la Terre de Chez Nous


Auteur de 10 récits jeunesse (dont 2 à paraître), Annelise Heurtier tricote ses histoires à partir d’une idée et de personnages un peu farfelus, mais toujours attachants.
Après un premier livre publié en 2006, aux éditions Averbode, éditeur belge, Annelise Heurtier a déjà fait paraître 7 histoires, illustrées par d’autres, dans de prestigieuses maisons (Milan presse, le Rouergue, Magnard…). Un album illustré et un autre ouvrage sont à paraître (voir encadré).
Début juillet, elle a envoyé les manuscrits de son dernier né : L’histoire d’Olaf, l’ogre mélomane, dont l’idée lui est venue en découvrant l’affiche du salon du livre jeunesse de Palente.
Cette jeune auteur d’une trentaine d’années, installée à Besançon depuis 2 ans, « mon ami est d’ici », maman d’un petit garçon de presque 2 ans, s’est lancée dans l’écriture un peu par hasard. « J’ai toujours adoré écrire. Petite, j’adorais les rédactions. Mais je n’ai jamais pensé écrire pour publier. » L’idée d’envoyer ses histoires, c’est son ami qui la lui souffle. « J’ai commencé à écrire en 2005. A l’époque j’habitais Tahiti et j’envoyais des petits cadeaux à ma filleule en France que j’accompagnais de petites histoires. »
Des contes qui ne manquaient pas d’intérêt. Elle en envoie alors dans les maisons d’éditions jeunesse, mais les récits ne sont pas « calibrés » pour une catégorie de jeunes lecteurs. « Il y a beaucoup de codes. Chaque maison a ses exigences. Si on ne les connaît pas on a aucune chance d’être publié. »
Très vite, elle surmonte ces premières difficultés et perce les arcanes de la littérature jeunesse.

« J’écris pour les 7 - 10 ans. » Ses petits récits sont comme des contes. Elle reprend les figures emblématiques qui plaisent tant aux enfants comme la sorcière, le pirate, l’ogre… D’autres personnages sont tout droit sortis de son imaginaire comme Marie-Jo, la grand-mère « loufoque et rigolote » qui a décidé de se remarier.Ses journées sont bien remplies entre son travail à la chambre de métiers et son petit garçon, Annelise trouve le temps de coucher ses idées sur papier, le soir, quand le « mouflet » est au lit. « Je n’ai pas la télé, ça aide bien. » Ou le vendredi après-midi pendant la sieste. « Avant j’écrivais n’importe quand ou presque, mais là avec un petit… » Elle garde toujours avec elle un petit carnet pour noter une idée d’histoire qui lui traverse l’esprit, une expression, des mots d’enfants… « Parfois on retrouve des choses qu’on a écrites il y a 3 mois et ça fait tilt. » Mais les idées ne tombent pas du ciel… « J’aimerais avoir pleins d’idées d’avance ! » En tout cas, comptez sur Annelise Heurtier pour vous emmener dans son monde imaginaire.
Florence Mourey

vendredi 7 août 2009

Presse...

Ah zut, on n'y voit rien du tout. Pfff..il faudrait que je le recopie en fait, parce qu'il est super bien écrit, cet article. Merci madame la journaliste ! (Karine Frelin).

vendredi 3 juillet 2009

Y’a plus qu’à !

….attendre ! Je viens de terminer mes envois de manuscrits (enfin, la première série) pour la dernière histoire que j’ai écrite. Une histoire d’ogre.

L’idée m’est venue alors que je rentrais à la maison. Je passais devant les Sandales d’Empédocle, une bonne librairie bisontine, quand j’ai aperçu une affiche sur la vitrine. Une affiche pour le 6° (ou 7 ? ou 8 ? ou peut-être 3, remarquez) Salon du Livre Jeunesse de Palente (un quartier de Besançon, mon homme s’est beaucoup moqué de moi à notre arrivée ici car j’ai mis longtemps à le prononcer correctement. Allez savoir pourquoi, j’ai toujours envie de dire [ palaine’te]). Bref.
Passée la première réaction (Ha les c***, ils m’ont même pas invitée !), j’ai détaillé le reste de l’affiche sur laquelle on pouvait constater que le thème retenu pour l’édition 2009 était les Ogres. Je reprends mon chemin, l’image en tête. Et je me dis que ça me plait bien, ce thème. J’imagine d’ailleurs que c’est un passage obligé…Comme les sorcières, l’école ou je ne sais pas quel autre « marronnier » de la littérature jeunesse. J’ai déjà fait les sorcières, l’école, les pirates : c’est clair, il me manque les ogres.
Je décide qu’il s’appelera Olaf. Je trouve que ça sonne bien.
Reste à lui trouver une histoire….

Quelques jours plus tard, « L’histoire d’Olaf, l’ogre mélomane » est écrite. Elle est courte (9000 signes) et j’avoue que je la verrai bien matérialisée sous forme d’album.
En voilà quelques passages.

[ …]

Il y avait donc si peu d’imprévu dans la vie d’Olaf que ce soir-là, quand il tomba nez-à-nez, ou plutôt nez-à-tente, avec deux campeurs amoureux, il fut tellement surpris qu’il laissa tomber le tas de bois qu’il avait ramassé. A la vue de cet ogre aussi grand qu’effrayant, les deux campeurs se mirent à hurler… fichant une trouille bleue à Olaf, qui cria également. Qu’est ce qui avait pu les horrifier à ce point ? Une armée de tarentules à 5 têtes ? Un serpent à triple-sonnettes ? Un dinosaure très énervé? Le cri de l’ogre était si inquiétant que les cheveux des campeurs se dressèrent tout droit sur leur tête. Prenant leurs jambes à leur cou, ils filèrent en laissant toutes leurs affaires. Vert de peur, Olaf fit exactement comme eux. Mais au bout de quelques enjambées, un doute traversa l’esprit de l’ogre. Il s’arrêta et regarda en arrière : pas de dinosaure ou de maxi-serpent. Tout était calme. L’ogre soupira en réalisant son erreur : encore une fois, c’est de lui qu’on avait pris peur !

Il cria de toutes ses forces :

- Mais revenez, je n’ai même pas faim ! Je voudrais discuter !

[…]

Quelques heures plus tard, en arrivant pour travailler, la femme de ménage crut bien qu'elle n'était pas tout à fait réveillée : un sapin avait-il vraiment pu pousser au milieu de la 3° rangée ? Elle s'approcha prudemment, avant de s'enfuir en criant. Un sapin au milieu d'un théâtre, pourquoi pas. Mais avec des énormes pieds, certainement pas !

"Au secours, l'ogre est encore là ! " cria-t-elle en alertant tous les habitants. Olaf sortit de son arbre et quitta les lieux sur le champ.

[…]

Paniqué, Olaf regarda en direction de la scène. L’homme était toujours là. La tête levée, il s’était bien arrêté de jouer, mais ne semblait pas effrayé.
- Qui est là ? Qu’est ce qui se passe ? demanda-t-il simplement
Assis au milieu des débris, Olaf n’osa pas dire un mot.
- Qui est là ? répéta l’homme.
L’ogre répondit alors :
- Vous ne partez pas ? Je…je ne vous fais pas peur ?
- Pourquoi devrais-je avoir peur ?
- Parce que je suis…affreux…je crois…
- Et moi je suis aveugle, alors je ne vous vois pas. Mais j’entends votre voix, et je suis sûr que je n’ai pas à avoir peur de quoi que ce soit.
L’homme sourit.

mercredi 3 juin 2009

Je cause dans l'poste !

Bon, il est vrai que je m'y prends un peu tard car nous sommes déjà mercredi, mais tant pis ! C'était juste pour vous dire que vous pouvez m'écouter toute la semaine sur France Bleu Besançon (102.8 FM), dans l'emission "Objectif Femme" de Sandrine Baud, à 9H50 et 15H20. Attention, cela ne dure que 3mn à chaque fois, alors il faut être à l'heure ! Si vous n'habitez pas en Franche comté, vous pouvez également écouter en direct sur le site http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?tag=Besancon.

Voilà !

lundi 1 juin 2009

Le voilà !


Allez, hop, à vos bureaux de tabac ! Mais non, pas pour acheter un paquet de jaunes ni dépenser votre fortune en morpions et autres "grattez dédé"...mais pour acheter le Moi Je Lis du mois de Juin, dont le roman, "la tête dans les nuages", a été made by me en personne ! enfin, pas les illustrations, qui sont de Mélanie Allag.

Pour plus d'infos, filez voir un peu plus bas, j'avais déjà fait un post à ce sujet (et vu que là, j'ai une semaine de repassage en retard qui m'attend, je ne peux pas vous recopier tout le bazar, nonmé !)

mercredi 27 mai 2009

Trois conseil pour réussir sa vie

Dernièrement, j'ai reçu un mail de la classe de Marilene Varaldi, que j'avais rencontrée lors de ma participation au Prix Littéraire de l'Esterel (que je n'ai pas remporté, mais, voyez comme je suis grand seigneur, je ne leur en tiens même pas rigueur ;-) ).
Madame Varaldi semble être de ces instits que l'on aimerait avoir pour ses enfants...L'initiative étant de faire travailler les enfants sur le sens que l'on peut donner à "Réussir sa vie".
Pour ce faire, la classe lance une sorte d'étude, et des auteurs, des parents, des professeurs sont invités à donner aux enfants 3 conseils pour réussir leur vie.

Voilà un morceau de la réponse que j'ai envoyée.
[...]
En 1/ et comme point de départ, je dirais d’abord que chacun d’entre vous devrait réfléchir à ce que signifie « réussir sa vie ».
Selon les individus, leur personnalité, leur histoire, cela peut vouloir dire beaucoup de choses ! Etre heureux, être riche, être célèbre, être utile, connaître le monde qui vous entoure, fonder une grande famille….Bien sûr, on peut avoir plusieurs objectifs ! Le tout étant de les identifier. Car si on ne les connaît pas, on ne risque pas de les atteindre !
J’ajoute également, et c’est important, que le sens de « réussir sa vie » peut varier au fil du temps et des événements qui jalonnent la vie. C’est tout à fait normal, je pense. Et cela n’est pas réservé à l’âge adulte. Dès aujourd’hui, vous devez réfléchir sur le sens que vous donnez, maintenant, à une vie d’enfant réussie. Posez-vous régulièrement la question ! Et la réponse changera forcément !
Enfin, n’oubliez pas que l’intérêt de vivre une vie réussie est de la vivre maintenant et pas uniquement dans 10 , 20 ou 30 ans. Vous pouvez faire en sorte d’atteindre un objectif que vous vous êtes fixé pour le futur, mais n’en oubliez pas pour autant de vivre au présent !

En 2/, je dirais rester libre. Si vous avez un objectif de vie dans la tête et dans le cœur, il faut le poursuivre, même au risque de déplaire à vos proches, à votre famille.
Par exemple, trop de gens s’engagent dans une profession pour faire plaisir à leurs parents. Quel dommage, quel gâchis ! C’est le sens d’un petit roman que j’ai écris (désolé pour la pub, mais là, cela tombe vraiment à point), qui s’appelle « Tu seras pirate, mon fils » (éditions Rouge Safran, près de chez vous !) et qui raconte l’histoire d’un jeune pirate qui, au grand désespoir de son père qui a tout fait pour qu’il devienne le plus grand pirate de tous les temps, décide de devenir….marin. J’ai écrit cette histoire car justement, il me parait très important, pour réussir sa vie, de poursuivre ses propres rêves, et pas ceux de ses parents, ou de ce qui est traditionnellement valorisé par la société (médecin, avocat…).

Et en 3/, puisqu’il n’en faut que 3, je vous conseillerais d’essayer de garder une capacité d’émerveillement, la capacité de vous réjouir de ce que vous vivez. Vous verrez en grandissant que ce n’est pas forcément facile, mais je crois que c’est important. Rien n’est jamais acquis, la vie peut changer très rapidement…
[...]

Et vous, qu'auriez vous répondu ?

mardi 26 mai 2009

Petits bonheurs

Aujourd'hui, j'ai eu la bonne surprise de trouver sur ce blog des gentils messages de "vrais" lecteurs (à savoir, autres que mes parents, ma soeur ou mon homme !) pour "un sort renversant pour Mirabelle"...Alors ça me remotive, moi qui était en panne d'inspiration !
Merci les enfants !

mercredi 6 mai 2009

Le voici le voilà !!

Bon, ça suffit. Je n'en peux plus de ces coups de fils incessants, de cette avalanche de lettres tous les jours...Vous le réclamez à corps et à cris depuis des mois ? Et bien d'accord, le voilà !

Comment ça, "quoi ? "

Le titre de l'album, enfin !!!

Bon, cessons ce suspense insoutenable...le bouquin s'appelera...tadaaaaaaaaam ....




Les étranges disparitions




Bon, pour les critiques ou les félicitations, je précise que c'est mon éditeur qui a choisi, donc adressez-vous à lui !


Voici en exclusivité mondiale, les premiers dessins d'Aurore Petit, illustratrice talentueuse de son état ( voir blog), qui est ma partenaire pour cette aventure.

dimanche 22 mars 2009

L'idée du jour

J'aurais bien aimé, mais non. L'idée du jour n'est toujours pas un titre pour notre album de chez Actes Sud (bien que j'ai passé toute la sieste du petit à essayer de fulgurer des idées avec mon homme), mais un SWAP géant entre ricochétiens ( ou qui veut bien! ). Pour les non-initiés, un swap, c'est quand on s'échange des trucs : des tuyaux de poêle, des rustines, des économes pour gauchers, des recettes de cheesecake, des écouvillons ou...des bouquins. On pourrait s'échanger nos dernières parutions...C'est vrai, vive le troc !
Alors, qui est partant pour un Ricochetroc ?

*****
Et sinon, voilà quand même le fruit de notre brainstorming d'aujourd'hui. Que les quelques âmes charitables qui passent par là me disent lequel de ces titres leur donne le plus envie d'ouvrir l'album qui va avec...
Quelque chose ne tourne pas rond au royaume de la Princesse Serpolette
Qu’est ce qui ne tourne pas rond au royaume de Cosmopole ?
Mystère au Royaume de Cosmopole
Mystère au Royaume de la Princesse Serpolette
Comment les balais disparurent du Royaume de Cosmopole

Le mystère de la disparition des balais
Du balai, les balais !
Y
Les lettres folles du Royaume de Cosmopole
Saperlipopette !

Serpolette & compagnie
Saperlipop’lettres !
Saperlipopette, Serpolette !
Mystère & Serpolette
L'étrange réveil de la Princesse Serpolette
La Grande Epidémie de Bizarrerie

Bizarre !
Bizarreries

Personne ne se soucie de la poussière sous les lits
Pourquoi il y a de la poussière sous les lits…et pourquoi personne ne s’en soucie
Une histoire de Princesse, de balai et de souliers hauts
Toute la vérité sur la disparition des balais


Je sais, y'en a pas un de bien, hein....Arrrgh, j'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaarre !!!

dimanche 8 mars 2009

la tête dans les nuages


Je viens de finir un petit roman pour Milan Presse, qui me demandait si je n'avais pas quelque chose en stock dans ma besace. Comme je n'avais plus rien mais que j'ai toujours des idées de scénarii qui patientent dans mon petit carnet, je me suis mise au boulot !
"La tête dans les nuages" paraitra donc en juin dans "Moi je Lis" - attention ça sera bientôt collector, à ce que j'ai compris ;-(- et voici un petit extrait de ce texte qui parle de la confiance en soi.



– Hé, Anatole, tu vois ce que je vois ?
Du coude, Ambrette poussa son hérisson à plumes en lui mettant son magazine sous le nez.
– Regarde, c’est écrit là !



Saurez-vous relever le défi ?

Pour son 200° anniversaire, le Congrès des Sorcières Cadettes organise un Grand Concours de Sortilèges

L’auteur du sort le plus
EPOUSTOUFLANT, EBOURIFFANT FANTASTIQUEMENT MAGIQUE
gagnera une journée entière en compagnie du grand, de l’immense, du renversant Hubert Bolduc

(ainsi qu’un an d’abonnement à Sorcières Magazine)


Ambrette se frotta les yeux pour s’assurer qu’elle n’était pas victime d’un sortilège : Hubert Bolduc ! Le plus génial de tous les sorciers ! Le plus puissant, le plus ensorcelant… le plus wouaaah!
Elle attrapa son hérisson par le cou :
–Anatole, ça va être génial ! Quand Hubert saura que je suis sa fan N°1, il acceptera sûrement de signer ma baguette…peut-être même qu’il me fera faire un tour de lévitation !
A moitié étranglé, le hérisson répondit :
– Heu, si je peux me permettre, tu oublies juste un détail : d’abord, il faut gagner le concours !
Ambrette lâcha Anatole et tomba à la renverse sur son lit.
– Ah oui c’est vrai. Qu’est-ce que je pourrai bien faire pour époustoufler le jury ?
– Hum hum, toussa Anatole.
Ambrette se redressa :
– Je sais très bien à quoi tu penses, espèce de porc-épic !



Car Ambrette était une sorcière très étourdie. Elle se trompait dans les quantités, mélangeait ou oubliait des ingrédients, récitait les formules en anglais quand il fallait les dire en latin ou faisait brûler les potions. Bref, on ne savait jamais ce que ses sortilèges allaient donner…mais en général, ce n’était pas ce qu’on attendait !– Et bien cette fois, je vais montrer à tout le monde que je peux gagner ! Et pour commencer, Ambrette alla s’inscrire sur le site de Sorcières Magazine.



Et sinon, vendredi, je suis allée à Paris pour un méga-RV-de travail-qui-tue chez Actes Sud (iiiiii-aaaaaaa!!), pour l'album que nous allons publier avec Aurore Petit, illustratrice (de talent) de son état. Bon, c'est sûr, ça fait 7H de trajet pour 1H30 de discussion, mais bon, ça ne se refuse pas, un petit tour de tête dans les nuages !

jeudi 5 février 2009

A vos librairies !





5 février, je trinque à la sortie de "Tu seras pirate, mon fils ! "
Et hop, une rasade de rhum, cul sec !
Il s'agit d'un petit roman pour les enfants à partir de 7 ans, qui parle de l'affirmation de soi et de l'affranchissement du poids familial. Parce que dans la vie, on a la droit de faire autre chose que ce que nos parents voudraient que l'on fasse !
- Tu seras avocat, mon fils .
- Non, je serai bandit !
- Tu seras medecin, ma fille.
- Ah non, moi, je veux faire vendeuse au Mc Do ! (euh, là quand même, posez vous un peu des questions...)

Il parait aux éditions Rouge Safran (une maison du Sud-eu) et les illustrations, très sympas, sont de Stéphane Nicolet.

Allez, en voici quelques extraits, en lettres et en images :

"Sur le coup des 3 heures du matin, Archibald était complètement pompette. Grimpant sur un tabouret, il prit son air le plus sérieux (ce qui était difficile, avec sa moitié de moustache roussie et ses habits tout chiffonnés) et décreta, juste avant de se casser la figure :

- Parole de corsaire, retenez bien son prénom, car mon Flibuste deviendra le plus grand pirate de tous les temps ! " [...]

"Ainsi, le petit Flibuste n’était pas encore sorti de son berceau qu’Archibald lui avait déjà collé deux anneaux d’or aux oreilles et un bandeau noir sur l’œil droit. Ou sur l’œil gauche. De toute façon, ça n’avait pas d’importance, c’était juste pour le look (car, bien entendu, aucun pirate n’attendait jamais d’avoir perdu un œil pour porter un bandeau). Archibald l’entraîna à rire comme un corsaire, très fort et la bouche grande ouverte.
- Flibuste, nom d’un pirate de carnaval, ouvre plus grand la bouche, on ne voit pas toutes tes dents !
Il lui apprit aussi à marcher avec une jambe de bois (selon Archibald, c’était très chic, pour un pirate, et il espérait secrètement que son fiston en aurait une un jour).
Pour son 5° anniversaire, il lui offrit un perroquet, un superbe volatile turquoise et rouge qui avait déjà un sacré vocabulaire de corsaire." (...)
(...)"Quand sa quinte de toux cessa, Archibald bondit sur ses pieds.
- Nom d’une écrevisse de rempart, mais tu délires, fiston ! Tu hallucines, tu dérailles, tu…tu es malade !? Je t’avais bien dit de ne pas manger du rat !
- Mais non, cher Père ! Je suis tout à fait en forme !
- En forme ? En forme de fou, oui ! Je t’interdis de devenir marin, c’est bien compris ?! "
J'attends vos commentaires, bande de sardines en carton!


pour commander : c'est ici : http://livre.fnac.com/a2533281/Annelise-Heurtier-Tu-seras-pirate-mon-fils?PID=14352

dimanche 18 janvier 2009

Trouver un titre, c'est tout un art.

Trouver un titre, c'est tout un art. Que je ne maitrise pas du tout.
C'est toujours la même chose. J'écris mon texte, je le bichonne, je le peaufine, je l'examine sous toutes les coutures et ensuite quand il est terminé, quand je peux enfin respirer, paf, il y a cette histoire de titre à trouver. Alors je trouve un truc, un truc temporaire et en règle générale, pas terrible (voire vraiment minable, soyons honnêtes).
Ensuite, je le sais, l'éditeur me demandera avec un tact certain si je n'ai pas "un autre titre à proposer". Mais c'est toujours un peu de temps de gagné. Je procrastine. Je sais, c'est puéril.
Pourquoi est-ce que je ne suis pas fichue de trouver de beaux titres ? Des titres originaux, des titres qui font qu'on se dit que le texte qui va avec est surement plein de sensibilité, d'intelligence et que son auteur n'est pas un charlot ? Il y en en plein, des titres qui me laissent envieuse. Allez, comme ça, à brule pourpoint : "Je marchais malgré moi dans les pas du diable" de Dorothée Piatek. Ou alors, "Extrèmement fort et incroyablement près" de Jonathan Safran Foer. Ou encore "Même les nuages je sais pas d'où ils viennent". Ou "Tout le monde s'embrasse sauf moi"...Ou "Syngué sabouhr" (même s'il n'y a que le titre que j'ai aimé!).
C'est sûr, vous allez dire, il faut déjà écrire un texte sensible et intelligent.

Alors quand il n'est plus possible de faire autrement, j'essaie de faire turbiner mon cerveau, parce que mon éditeur attend mes idées fulgurantes (pour hier).
Je vais au boulot, j'essaie de réfléchir mais je ne fulgure jamais rien sur le chemin. Il fait trop froid, ou trop chaud, ou trop tiède.
J'appelle mon amoureux à son travail et je lui expose mes dernières trouvailles. Comment ça, il n'est pas emballé ? Oh, vraiment, il ne comprend rien ! Et lui, est-ce qu'il a des idées ? Pffff, mais non, ça, ça ne va pas ! ça non plus ! Bon, je raccroche.
Je prépare le diner du mouflet : je coupe une carotte, je cherche, je m'attaque aux topinambours, je me coupe le doigt, aïe, je vais chercher un pansement.
Je demande à mon chat qui cherche à se planquer à cause de l'assaillant qui le suit pour lui tirer les moustaches ou lui faire gouter son roudoudou à l'odeur...musquée. Pas de réponse. Et rien ne me vient. C'est peut-être à cause du CD de comptines qui repasse pour la 100° fois pour le plus grand bonheur du mini-auditeur.
Alors, en chantant "bon voyage, M. Dumolleeeeeet !" je rêve que mon éditeur aura trouvé tout seul. Un truc super qui en plus, me plait, ça va sans dire.
Mais ça n'arrive jamais, c'est toujours à moi de chercher.

Hé, oh, y'a personne pour m'aider ???