J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



Bibi !

Sur le blog de la mare aux mots



Quand je crée… Annelise Heurtier
Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur.trice.s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur.e.s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur.trice.s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur.e.s et/ou illustrateur.trice.s que nous aimons de nous parler de comment et où ils créent. Cette semaine, c’est Annelise Heurtier qui nous parle de quand elle crée.
Spontanément, j’associe deux grands types de « lieux » à mon activité d’auteur.
D’abord, les chemins, les rues et les sentiers que je traverse lorsque je cours. Depuis quelques années, la course à pied est vraiment devenue un besoin. Et j’ai remarqué que souvent, une bonne séance peut m’aider à débloquer un point d’un scénario, voire même faire naitre une idée. En tous cas ce qui est sûr, c’est que les idées de fond n’arrivent pas souvent devant mon ordi, pendant la phase d’écriture. Elles naissent un peu spontanément, n’importe où, n’importe quand, car par définition, on ne peut pas vraiment provoquer leur apparition…Mais je suis persuadée que l’activité physique stimule la créativité…et je ne suis pas la seule : c’est scientifiquement prouvé !
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Interview pour le blog "Sophie Lit", juin 2015


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Comment est née cette volonté d’écrire un livre sur les réfugiés clandestins?
Assez simplement ! En 2013, lors de la première grande médiatisation d’un naufrage de migrants en Méditerranée, j’ai été frappée par le traitement très impersonnel réalisé par la majorité des supports journalistiques. Le plus souvent, ces migrants n’étaient évoqués qu’en termes de statistiques, de nombres, comme une masse anonyme, indifférenciée.
J’ai vraiment eu besoin de savoir qui étaient ces gens. Et c’est là que j’ai découvert ce qui se déroulait en Érythrée, véritable « caserne à ciel ouvert » selon la formule de l’anthropologue politique David Bozzini.
J’ai été bouleversée d’apprendre ce qui se passait dans ce pays, dans l’indifférence générale : les camps de travail, la répression, l’absence de liberté de circulation, du choix de l’activité professionnelle, les emprisonnements, les tortures…
Et j’ai eu honte de ne pas savoir, de ne même pas être capable de positionner l’Érythrée sur une carte. Alors je me suis dit que j’allais parler d’eux, en particulier.

La suite des questions ici 
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Interview pour Un livre dans ma valise, septembre 2014









Rencontre avec Annelise Heurtier, auteure : "J’écris au coup de coeur"


 Littérature jeunesse - Annelise HeurtierVous êtes auteure jeunesse depuis 2008. Pourquoi avez-vous choisi cette orientation vers l’écriture après une école de commerce ?Je n’ai pas vraiment choisi…en tous cas il ne s’agissait pas d’une orientation planifiée, réfléchie, à l’inverse des études que j’ai poursuivies. J’ai l’impression que c’est arrivé au fil des hasards de la vie. En même temps, comme il est indéniable que j’ai toujours aimé les mots, je me dis que même si j’avais emprunté un autre chemin (personnel et professionnel) l’envie d’écrire aurait tout de même fini par surgir. Cela fait tellement partie de mon quotidien à présent, que je n’imagine pas ma vie autrement !
Vous souvenez-vous du premier thème qui vous a inspiré ?Non, pas vraiment…Avant d’avoir l’idée de me mettre à écrire, beaucoup de thèmes stimulaient mon imagination sans que je pense à en faire quelque chose de concret en les couchant sur le papier.
… et de votre première journée d’écriture ?Oui, parce que ma première journée d’auteur en tant que tel est assez récente, elle date d’il y a un peu plus de 3 ans, quand nous sommes arrivés à Tahiti et que j’ai pris la décision de ne pas rechercher d’emploi. A l’époque, ma fille n’avait que quelques mois, cette première journée a donc été très morcelée ;-) … C’est beaucoup plus simple maintenant que mes deux enfants sont à l’école.
Comment avez-vous démarché la 1re maison d’édition qui vous a fait confiance ?Très simplement, comme tous les auteurs j’imagine (si il y a une autre méthode, je veux bien la connaitre).  J’ai imprimé mon texte, ai rédigé une lettre d’accompagnement et suis allée à la Poste avec mes enveloppes kraft et mes pensées pleines de petites bulles d’espoir !
Après quelques années d’expérience, comment s’organise une journée de travail pour vous ?Mes journées sont assez courtes, malheureusement. Je travaille de 8 h à 12 h environ (le reste de la journée étant consacré à mes enfants, à la maison et à mes activités extra-« professionnelles », sportives principalement – j’en ai besoin). Selon le cas, je peux effectuer des recherches pour un roman, réaliser des corrections, répondre à des lecteurs ou à des interviews comme aujourd’hui…Au final, l’écriture en elle-même n’est pas du tout systématique. D’autant qu’après avoir terminé un « gros » roman, j’ai souvent besoin de m’aérer l’esprit pendant quelques temps. Donc parfois, je ne fais rien….ce qui ne veut pas dire que c’est du temps perdu ! Beaucoup d’idées surviennent lorsque je ne les cherche pas, par exemple quand je lis la presse, quand j’écoute des émissions de radio, mes enfants….et aussi très souvent lorsque je vais courir !
Vos albums et romans sont souvent l’occasion de découvrir une destination : Les Etats-Unis dans les années 50 dans "Sweet sixteen", la Mongolie dans "Là où naissent les nuages" ou encore le Népal dans "Carnet rouge". Votre écriture est tellement fluide, détaillée, enthousiaste qu’on a l’impression que vous devez vivre vos histoires quand vous les écrivez ! Quel est votre secret pour nous plonger si justement dans des univers aussi différents ?Merci ! Je ne sais pas trop comment répondre à cette question parce que tout cela se fait naturellement – j’espère que je n’ai pas l’air présomptueuse – ce que je veux dire, c’est que je n’ai pas de technique particulière. J’écris au coup de coeur, sur des sujets qui m’intéressent…J’ouvre mon ordinateur et je laisse sortir les mots.
Après, il est vrai que ce type de roman nécessite beaucoup de recherches au préalable. Mais cela ne me dérange pas du tout, au contraire, j’adore apprendre de nouvelles choses sur des destinations que je ne connais pas !
Quelle place accordez-vous à des souvenirs de vos propres voyages dans l’écriture ?Pas beaucoup ! Aucune, même ! Je ne suis allée dans aucun des endroits sur lesquels j’ai écrit (Etats-Unis mis à part, mais n’imaginez pas que c’était dans les années 60…).
Votre prochain album "combien faut-il de terre à un homme" est adapté d’une nouvelle de Tolstoï. Pouvez-vous nous parler de votre démarche d’écriture et la collaboration avec l’illustrateur pour donner une nouvelle vie à cette nouvelle ?J’ai lu un recueil de nouvelles de Tolstoï et cette histoire, qui, il me semble, ouvrait l’ouvrage, m’a énormément plu. Je l’ai tout de suite imaginée en album ….je me suis donc mise au travail et une fois le texte rédigé, je l’ai envoyé à une petite poignée d’éditeurs. Les éditions Thierry Magnier m’ont fait confiance, et ce sont eux qui ont proposé le texte à Raphael Urviller. Je suis absolument ravie et honorée de cette collaboration, je trouve les illustrations sublimes et l’objet-livre magnifique.
Vos albums et romans remportent un vif succès avec de nombreux prix et sélections. Comment gérez-vous cette notoriété grandissante ?Ha ha ha ! Très facilement, personne ne fait le pied de grue devant mon portail pour m’arracher un autographe J
Vous vivez en Polynésie française. A quand un album ou un roman Jeunesse où se mêleraient fiction et traditions ancestrales ?Ecrire sur Tahiti, pourquoi pas, mais sur les traditions ancestrales en particulier, pas vraiment….Je ne crois pas que je me sentirais vraiment légitime. J’aurais l’impression de m’attaquer à un domaine qui me dépasse totalement (sans compter qu’il n’existe pas beaucoup de documents écrits sur les traditions anciennes) et de plus, j’aurais peur des réactions sur place.
Par contre, un album sur le Ori Tahiti (la danse tahitienne), un pilier de la culture polynésienne paraitra au printemps 2015. Pratiquant cette danse depuis 3 ans, je me sens un peu plus en confiance pour m’approprier la thématique !
Propos recueillis par Sandrine Damie






Interview pour le site "Mes premières lectures"




D’où vient votre goût pour la lecture, l’écriture ?

Je ne sais pas, mais en tous cas, ils remontent à loin... Je me souviens avoir toujours adoré lire, à tel point que ma mère en avait presque marre... Quant à l’écriture, j’ai rapidement aimé - au collège, j’étais bien la seule à attendre le jour de la rédaction - mais pour autant, jamais je n’aurais imaginé pouvoir "passer de l’autre côté". Je n’avais jamais rencontré d’auteur comme les élèves peuvent le faire aujourd’hui. Pour moi, en quelque sorte, les écrivains habitaient sur d’autres planètes...


Quel est votre parcours ?

Classique et sérieux...plutôt éloigné de l’univers romanesque ! J’ai fait un bac scientifique, suivi de deux années à vivre en ermite pour cause de classe prépa. Ensuite, j’ai intégré une grande école de commerce. Et j’ai commencé à travailler en 2002 il me semble, dans le secteur parapublic.


D’où avez-vous tiré l’inspiration de votre roman, êtes-vous déjà allée en Mongolie ou participé à des projets humanitaires ?

Non, je n’y suis jamais allée, mais je compte bien m’y rendre un jour ! En fait, j’ai l’impression que j’ai besoin d’avoir un "coup de coeur" pour un sujet ou un endroit pour déclencher l’envie d’écrire.

Cela a été le cas pour les kumaris du Népal (Le Carnet Rouge, Casterman), puis pour l’histoire des neuf de Little Rock (Sweet Sixteen, Casterman).

Pour Là où naissent les nuages, le déclic a été tout simple. Tout est parti d’un livre emprunté à la bibliothèque pour mon fils de 6 ans. L’ouvrage présentait différentes traditions du monde et je suis tombée sur celle des aigliers kazakhes, à l’extrême ouest de la Mongolie. Cet univers m’a tout de suite fascinée et j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce pays.


Si non, comment avez-vous réussi à transcrire aussi bien les impressions de grands espaces, la mentalité, etc. ?

Avec beaucoup de documentations ! Les ressources internet sont inépuisables ou presque. J’ai consulté un nombre invraisemblable de sites, d’ONG, d’organes de presse, d’agences de voyage ou de globe-trotters.... Quand il m’a semblé avoir une représentation assez précise de ce qu’était la Mongolie, je me suis lancée. Ceci étant dit, je ne prétends pas décrire la réalité de manière exacte...Disons que j’espère m’en approcher !


Lorsque vous écrivez un roman à la première personne, n’est-il pas compliqué de revenir à la vie "réelle" ?

Non, pas du tout ! :-) Sinon, ce serait un peu "sport" à la maison, surtout lorsque j’écris pour des lecteurs plus jeunes, comme ma série Charly Tempête qui met en scène un petit garçon assez loufoque.

Il est vrai en revanche qu’il est beaucoup plus facile de s’investir dans un personnage en écrivant à la première personne. En tous cas en ce qui me concerne. La troisième personne induit fatalement une distanciation qui rend l’identification plus difficile.


Est-ce vous qui avez choisi le visuel de la couverture, sa texture ?

Non, je n’ai pas choisi, mais avec les éditions Casterman, je ne suis jamais déçue ! Avez-vous vu la couverture de Sweet Sixteen ? Elle est très réussie également.


Avez-vous un processus d’écriture ?

Je m’efforce d’abord de construire un synopsis détaillé - ce que j’ai pourtant horreur de faire. Mais je me suis rendue compte que si je bâcle cette étape, si je laisse trop de points du roman au hasard, cela donne rarement quelque chose de bon....

Ensuite seulement, je me lance dans la phase d’écriture.


Lisez vous beaucoup ? Votre coup de cœur du moment (adulte, enfant) ?

J’aimerais lire plus ! Mais avec les enfants - en bas âge - , la gestion du quotidien et de tous les éléments annexes associés à mon activité d’auteur (réponses aux invitations, interviews, mise à jour du blog, corrections de manuscrits...), je trouve déjà que je manque de temps pour l’écriture en elle-même...
Heureusement que j’ai arrêté de travailler !


Mes coups de coeur d’enfant : tous les livres de Roal Dahl.

Mes coups de coeur d’ados : Le Parfum, de Süskind, les romans de Daphné du Maurier, Les piliers de la terre, de Ken Follet, la saga desRougon macquart, de Zola....et encore tant d’autres !

Mes derniers coups de coeur : L’arbre à pain, de Célestine Hitiura Vaite, parce qu’il dépeint à merveille la vie polynésienne (j’habite à Tahiti).


Miss Sweet Sixteen est sélectionné pour le prix des inco ! Cela change-t-il votre rapport au livre ? Cela joue-t-il beaucoup sur les ventes ?

Je m’en réjouis en effet ! Il s’agit d’un prix très prestigieux. Mais non, cela ne change pas vraiment mon rapport à ce roman. Il me semble d’ailleurs que c’est le 15° prix pour lequel il est retenu... et il a déjà remporté le Prix NRP, qui est également un prix très prestigieux.
Je suis plus que ravie du parcours de ce livre ! D’autant que l’histoire des neuf de little rock n’est pas vraiment connue en France.


Pensez-vous déjà à votre prochain roman ?

Forcément ! Je suis dessus depuis le mois de novembre...Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il me donne du fil à retordre. Il se déroulera entre Lampedusa, l’Erythrée, le Soudan et la Libye (pas très gai, donc ! )... Là encore, j’ai passé énormément de temps à effectuer des recherches pour me documenter....
Disons donc qu’en ce moment, je commence presque à celui qui viendra après que celui-ci soit terminé ;-)


Pourrons-nous vous croiser sous peu à Paris/ en france métropolitaine ?

Cet été en France du 16 juin au 8 aout....Et cet hiver pendant tout le mois de décembre, certainement au salon du livre jeunesse de Montreuil....


































Interview de l'auteure Annelise Heurtier par Pascale Perrier

Bonjour Annelise,

1.      1/Annelise, tu as deux enfants en très bas âge, un travail (autre que l’écriture), et malgré tout, ta liste de publications est impressionnante ces dernières années. Quelle potion magique avales-tu pour être capable d’une telle productivité ?

Annelise Heurtier
Facile. Ici à Tahiti, on a un truc imparable pour allonger nos journées. Ce sont...les coqs. Ils sont partout et très précisément réglés sur 3H15 du matin. Tu n'as pas le choix : soit tu te mentalises pour les oublier...Soit tu te lèves et là, un monde  de joyeusetés s'ouvre à toi : repassage, ménage, jardinage  tant qu'il ne fait pas 50 degrés ou pourquoi pas, écriture !
Plus sérieusement, j'imagine que je suis bien organisée...
(en même temps, il m'a fallu presque une semaine pour trouver le temps de m'attaquer à cette interview, donc je crains que ma réputation soit un peu usurpée).

 2/Pour toi, l’écriture, c’est : (cocher la ou les bonnes réponses – et on a même le droit d’expliquer pourquoi en dessous)
2.  
* rester pénard chez soi, se lever à point d'heure ou à se mettre à écrire au beau milieu de la nuit pour ne pas laisser passer un éclair de génie littéraire (lu sur ton blog)

ha ha ha ! Je vois que tu as bien préparé l'interview, Pascale !

 * Une nécessité impérieuse, un besoin vital même si elle occasionne douleur et souffrance (pas lu sur ton blog)

Pour moi, c'est certainement une nécessité, en effet. Et au fur et à mesure que le temps passe, elle devient de plus en plus présente - s'il on part du principe qu'il y a une gradation dans la nécessité-.
Disons que maintenant, je n'imagine plus ma vie sans. Ecrire, ça fait partie de moi !
Par contre, non, ce n'est pas du tout une souffrance, enfin, ce n'est pas une catharsis, si c'est le sens de ta question.

  * Une envie du moment, un bricolage qui passe le temps ; et on verra bien ce que la       vie te réserve pour la suite (encore pas lu sur ton blog)

Au début, ça l'était...plus maintenant ! Désormais, les seuls "bricolages" que je connais sont ceux que je réalise avec mes enfants ! Ou mes bidouilles écolo...Tu as déjà fabriqué du dentifrice ? C'est marrant.

         3/Tes livres s’adressent à des enfants d’âge très varié. Que préfères-tu écrire : des romans ado ou des petits textes pour les plus jeunes, et dans quel genre te sens-tu le plus à l’aise ?

Pour l'instant, ce qui est sûr, c'est que moins il y a de mots et moins je me sens à l'aise ! J'ai plus de mal à écrire des albums, je crois. Je me sens à l'étroit. Et quand je reçois des commandes pour des histoires, je commence toujours par négocier un peu de "rab" ("30 000 signes ? Oui mais avec une marge de 10%, hein ?" )
Jusqu'à présent j'écrivais assez naturellement pour des 8/10, mais j'ai découvert un autre style d'écriture avec mon "Carnet Rouge" et ça m'a vraiment, vraiment plu. D'ailleurs, c'est le livre que j'ai écrit le plus rapidement, alors qu'il est de loin le plus long !


4.   4/Tu vas prochainement publier un texte à sept voix, préfacé par Stéphane Hessel (rien que ça !). Peux-tu nous parler de cette expérience ?

C'est à Séverine Vidal et Sandrine Beau que revient la maternité du projet. Ces deux-là sont infatigables :-) Comme 4 autres auteurs (Anne Gaelle Balpe, Agnès Laroche, Clementine Beauvais et Fanny Robin), elles m'ont contactée pour me proposer ce projet. Ravie de cet honneur, j'ai accepté bien volontiers.
Cette aventure a été très sympathique sur de nombreux plans, même s'il est clair que ce n'est pas évident d'écrire à 7. Et puis je me suis fait 6 bonnes copines !
En tous cas, tout est bien qui finit bien, je dirais même extrêmement bien, grâce à notre illustre préfacier ! J'espère maintenant que les lecteurs suivront !

5.      5/Dans « Le carnet rouge », tu parles d’une adolescente en quête d’identité, d’origine népalaise, et qui va découvrir un secret familial. Le Népal, pour toi, correspond à quelque chose de particulier ?

Pas vraiment. J'ai eu l'idée du scénario...alors que je faisais une petite revue de presse sur google actualités ! Pas très poétique, tout ça....Du coup, j'en suis encore au stade de l'imaginaire. Moi aussi, comme ma narratrice, je rêve mon Népal, j'imagine les drapeaux qui claquent au vent, les cimes enneigées, l'air immobile dans les rues de Katmandou, les femmes accroupies qui trient des lentilles, les ascètes assis sur les ghat...J'espère pouvoir y aller un jour.

6.      6/Quels sont tes projets à venir ?

J'en ai plein ! Outre les idées de romans qui me trottent en tête, je vais m'atteler à un challenge un peu plus conséquent : développer les ateliers d'écriture ici, dans une culture qui n'est pas du tout celle de l'écrit. 

      7/Tu habites à Tahiti. De métropole, on imagine les cocotiers et les plages merveilleuses. A vivre au quotidien, c’est sûrement différent ( !). Tahiti, nouvelle source d’inspiration ? 

Il y aurait beaucoup à dire, en effet ! De loin, on retient surtout le "bleu plein les yeux". De plus près, c'est moins paradisiaque qu'on l'imagine. En même temps c'est normal, on ne va pas faire passer les circuits touristiques au milieu des "bidonvilles"....
Mais je perçois une joie de vivre, une gentillesse et une simplicité qu'on a perdue depuis longtemps en métropole. Il y a quelques temps, alors que je rentrais chez moi avec mon bébé dans l'écharpe de portage, il s'est mis à pleuvoir à verse (et quand je dis "à verse", je n'exagère pas, il faut le voir pour le croire). Bref, à peu près 30 secondes après le début de la douche, une voiture s'est arrêtée et sa conductrice m'a déposée chez moi. Elle m'a même proposé son paréo pour m'essuyer ! Quand je pense qu'à Lyon, pendant toute ma grossesse, personne ne m'a jamais cédé sa place dans le bus...
Bref, ici, la vie est douce comme du lait de coco...j'espère que ça va durer !

Merci Annelise !
Merci Pascale !








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