Je quitte la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et serai donc disponible pour des rencontres scolaires à partir du mois de mai. A bientôt !



lundi 23 mai 2016

Belfort !

Pour finir la semaine en beauté, je suis allée à la rencontre des lecteurs belfortains, dans le cadre du "Prix des lycéens". 
Des rencontres passionnantes et enrichissantes, lors desquelles les élèves ont eu l'occasion de me présenter leurs travaux et leurs avis sur mes romans Le carnet rouge, Là où naissent les nuages ou Sweet Sixteen
C'était la première rencontre physique (autre que Skype, s'entend) depuis mon retour en métropole, et j'espère que celles qui suivront seront aussi sympathiques que celles-ci ! (par contre, s'il est possible de rajouter quelques degrés, je ne dis pas non). 



Retour sur ces rencontres via quelques travaux des élèves qui m'ont particulièrement plu.   




Voici d'abord la bande annonce du Carnet Rouge by Evan




https://www.youtube.com/watch?v=X0O2cZoK1Xk&feature=youtu.be



Merci Evan et bravo, je suis littéralement sciée par ce genre de techno-trucs avec montage, coupage et incrustage (quand je dois faire des vidéos de remerciements pour des prix littéraires c'est mon homme qui me filme avec son téléphone, donc autant dire que quand un de mes gamins déboulent en hurlant "banzaaaaaaï" ou '"mamaaaaaaaaan Paul il m'a tapé avec sa tong" il faut tout recommencer)


Voici ensuite le travail de Salomé et Marion, qui ont choisi de s'inspirer de Là où naissent les nuages pour inventer l'histoire d'une jeune fille qui part au Congo. 


Cher journal, 

J'ai pris mon ordinateur et j'ai commencé à écrire, le cœur encore serré, rien que d'en parler, de parler de ce fabuleux voyage, tout se mélange dans ma tête, tous ces souvenirs qui reviennent. 
Tout a commencé lorsque j'ai gagné un voyage au Congo en jouant à un jeu. Au début j'étais vraiment contente de partir, m'évader un peu, voyager, penser à autre chose.. Puis vint le temps de partir, je me posais plein de questions, comment j'allais être accueillie là bas, où est ce que je pourrais dormir, qu'est ce que j'allais faire de mes journées, est ce que la nourriture serait bonne, les questions s’enchaînaient, le stress montait, je sentais des petites gouttelettes qui tombaient sur mon front. 

Lorsque j'ai posé le pied sur le sol du Congo, un air assez sec faisait voler mes cheveux blonds. Il y avait un jeune homme noir qui m'attendait dans une camionnette beige, il portait une jupe en raphia marron et des bijoux en bois. 
J'étais plutôt surprise de voir que j'allais moi aussi aller dans une tribu et m'intégrer à eux, je savais que j'allais devoir m'habiller comme eux et suivre leurs coutumes ; cela me faisait peur mais j’étais excitée de découvrir leur univers.  
Je ne connaissais pas sa langue alors on s'est mis à parler en anglais. Il m'a dit qu'il était vraiment content de me recevoir dans son pays et de me faire découvrir sa culture. Il s'appelait Toha ! C'était 
le second fils du chef de la tribu, il devait alors s'occuper de me faire visiter son pays lors de mon séjour. 

Cela faisait maintenant deux jours que j'étais arrivée au Congo et ma vie avait déjà changé. Tout me semblait si simple, ne serait ce que voir le sourire sur les visages des enfants du village me rendait heureuse. C'était une belle leçon que de savoir qu'avec si peu de choses, ils étaient remplis de bonheur ! Ils avaient toujours le sourire ils profitaient de la vie, avec eux j'avais l'impression d'être une autre personne. Parfois, Toha m'emmenait dans le petit village de Dula pour faire la fête. C'était vraiment très enrichissant ! ce ne sont pas des fêtes comme chez nous, ce sont des moments partagés autour d'un feu avec les anciens qui nous racontaient les histoire du passé,  les plus petits dansaient sur des chants traditionnels.. bref, tout le monde était réunis. 
La journée tout le monde se parlait il n'y avait ni téléphone ni d'ordinateur ou encore de télévisions, pendant que les hommes allaient chercher à manger ou couper du bois, nous les femmes, nous nous occupions des enfants et préparions à manger. C'était totalement différent de Paris, on profitait du temps j'apprenais plein de choses qui me paraissais impossible a faire chez moi.Toutes ces journées étaient magiques auprès de ces personnes si exceptionnelles. J'avais totalement changé, j'étais devenue une autre femme.

Les jours passaient de plus en plus vite et j'avais l'impression d'avoir toujours vécu là bas, même la nourriture commençait à me plaire. Les habitants étaient devenus la famille que je ne n'avais jamais eue. Toha m'avait fait découvrir les petits coins merveilleux du pays et je m'émerveillais dès que je voyais de nouvelles choses. Tout était vraiment hors du commun dans ce pays. 

Malheureusement toute bonne chose avait une fin.. Il était temps pour moi de faire mes adieux à toute cette belle famille. Je me sentais très nostalgique de les quitter en sachant que plus jamais je ne les reverrais..
j'avais tellement appris, tellement changé, je ne voyais plus les choses de la même manière, tout avais changé.

Je me sentais comme transformée par ce voyage. Et dire qu'au début j'avais peur et je ne voulais pas y aller !



Voici ensuite la lettre de Yohann, dont l'avis m'a plu car je l'ai trouvé particulièrement construit et fouillé. Bravo Yohann pour ton regard critique et tes interrogations sur le personnage d'Amélia ! 







Voici enfin un livret "Là où naissent les nuages" réalisé par les 2 Camille ! Merci les filles ! Très beau, très soigné ! A l'intérieur, il est rempli de citations du livre ainsi que de photos de Mongolie. 



Trouverai-je un jour un élève plus petit que moi, mystère....



Je félicite tous les élevés (et leurs professeurs !) pour leurs travaux (tous étaient très réussis même si je ne peux pas tous les citer : couvertures, quizz, exposés...) et pour leurs questions et leur implication. 



Prochaines rencontre la semaine prochaine à Versailles puis Montpellier. 

mercredi 6 avril 2016

Le complexe du papillon

Aujourd'hui 6 avril, c'est la sortie en librairies de "Le complexe du papillon",  mon nouveau roman pour ados (et ceux qui ne le sont plus), où l'on croise Mathilde, une jeune fille férue d'athlétisme, et sa copine Louison, férue de ...de garçons et autres granolas.
Cette fois-ci, je suis restée en France, le sujet de l'anorexie me paraissant suffisamment fort pour ne pas le délayer dans un décorum "exotique". Mais rassurez-vous, les idées de voyages littéraires me reprennent déjà :-) 








Voici la présentation de l'éditeur, Casterman 


Qu'est-ce qui fait qu'une adolescente sportive, a priori bien dans sa peau, va basculer dans l'anorexie ? 
Il peut y avoir mille déclencheurs : la mort d'une grand-mère adorée, la réserve d'une mère, le regard des autres, ou de soi-même sur son propre corps, la naissance du désir, de l'amour, le dictat de la mode, des sites internet...
Petit à petit, Mathilde va tomber puis s'enfermer dans sa maladie... 

Démunie, son amie Louison refuse de la voir se détruire. Mathilde devra trouver en elle la solution pour résister et s'en sortir.




Et quelques extraits pour vous mettre en appétit (c'est le cas de le dire)


Non vraiment, cette fille a un corps parfait, qu’il est préférable de ne pas comparer avec celui que la nature a cru bon de vous attribuer, sous peine de vous plonger dans des abysses d’incompréhension. Pourquoi les grâces et les disgrâces sont-elles si mal réparties ? Pourquoi certaines personnes semblent-elles collectionner les dons, et d’autres, rien ? Peut-être que les qualités et les défauts sont distribués en fonction de ce que chaque personne est capable d’endurer. Et qu’il faut voir les handicaps comme des défis à relever. Mais quand bien même, qui est-ce qui décide ? Et comment ? 

Peut-être personne, tout simplement. Peut-être qu’il n’y a aucune raison à tout cela. 

Je soupire. Et moi, pourquoi est-ce que je me pose toujours autant de questions ? 

Je voudrais seulement être à la place de cette fille. Rien qu’une journée, pour savoir ce que cela fait de voleter tranquillement au dessus de la masse grouillante des insectes rampants. 



*******


Je me suis glissée dans cet espoir et le tissu soyeux en fermant les yeux. 

La fermeture éclair est resté bloquée au milieu de mon dos, en dépit des grognements de Louison pour la faire glisser jusqu’en haut. 

- Attends, c’est pas une fermeture à la con qui va nous empêcher d’acheter cette saloper… cette merveille. 

Elle a émis une sorte de râle sur le « merveille », tandis qu’elle donnait un dernier grand coup pour faire avancer le petit morceau de métal. 

Enfin, elle a hurlé, triomphante : 

- Yeeeessss !  
J’ai ouvert les yeux et ai pris le coup de poing de mon reflet en pleine figure.  
Derrière moi, les mains posées sur mes épaules, Louison souriait à s’en fendre la mâchoire, les joues rougies à cause des efforts déployés pour faire rentrer mon large dos dans le fourreau de soie. Mon image ne pouvait pas être plus éloignée de ce que j’avais espéré. 
Je me suis sentie affreusement boudinée, saucissonnée dans cette robe merveilleuse que je parvenais pourtant à rendre ridicule. Comment avais-je pu une seconde imaginer que je pouvais approcher la beauté naturelle de Cézanne, l’éclat singulier d’une Ama ? À nos pieds, nos sacs, nos vestes et nos foulards gisaient comme les victimes d’une bataille. La scène était grotesque à pleurer.
Avec un sens du timing remarquable, la voix onctueuse de la vendeuse a traversé le rideau de velours ras: 
- Alooors, qu’est ce que ça donne ? 
Les larmes ont commencé à couler sur mes joues. Louison a balancé une réponse à l’attention de la vendeuse et m’a serrée dans ses bras en chuchotant : 
- Oh, Mathilde, arrête… c’est pas grave, on va t’en trouver une autre.   



*******

Certains blogueurs ou journalistes ont déjà donné leur avis ! Merci à eux de partager ainsi leurs lectures...



" L’auteur donne une idée juste de ce qui se passe dans la tête d’une jeune malade dont la fragilité physique est contrebalancée par un sentiment de toute-puissance. Cela n’exclut pas de la délicatesse à l’égard de son sujet. "

Le Figaro littéraire du jeudi 14/04/2016







[...]
Annelise Heurtier décrit avec beaucoup de justesse et de sensibilité l’état de Mathilde, sa volonté de passer d’une moche chenille à un magnifique papillon et l’engrenage terrible dans lequel elle tombe, à quel point il est si facile de ne pas se rendre compte quel danger cela représente… Cet aspect-là est vraiment très bien traité, sans jugement mais avec tous les outils de réflexion nécessaires pour le lecteur.
[..]
Bob et Jean-Michel 








Voici un roman que j'attendais de lire avec la plus vive impatience et que j'ai dévoré en une fin d'après-midi sans vraiment m'en rendre compte. Il s'agit d'un véritable page-turner où nous avons envie de savoir ce qu'il va arriver à cette adolescente mal dans sa peau et, une fois de plus, l'auteure nous fait réfléchir sur un thème important grâce à l'élégance naturelle de son écriture.
Un roman à découvrir absolument et qui a été pour moi un très joli coup de coeur. Vivement le prochain roman..



J’ai beaucoup aimé ce roman jeunesse. Comme toujours avec Annelise Heurtier, il dénonce un sujet sans non plus jugé. C’est ce que j’aime dans ses livres, ce sont des romans à messages, qui poussent à la réflexion le lecteur, et qui lui permet de se forger son opinion.



Les mots d’Annelise Heurtier nous touchent en plein cœur. J’avoue avoir été émue plus d’une fois en lisant ce livre tant on ressent parfaitement le mal être de Mathilde lorsqu’elle se rend compte de son corps est « difforme » parce qu’elle n’a pas ce thigh gap. Alors que cela n’a pas lieu d’être car elle n’est pas grosse, loin de là. Sans compter le fait qu’elle n’a que 14 ans, son corps va encore changer et avec l’athlétisme qu’elle pratique, elle ne peut pas être en surpoids. Au début du récit, Mathilde n’a aucun problème avec son corps ce n’est qu’à mesure qu’elle va commencer à y voir des défauts, à se dire qu’elle est trop grosse pour plaire et qu’elle va vouloir maigrir.




Sur ce thème fort, Annelise Heurtier, en donnant  la parole à une adolescente, a construit une belle histoire telle que peuvent encore en vivre des jeunes – et moins  jeunes filles principalement. Elle ne porte aucun jugement moral, mais sait mettre en valeur le rôle de l’entourage, des amis aussi qui doivent rester vigilants. Dans le roman, Louison  refuse de voir son amie se détruire sous ses yeux, et se confie à la mère de Mathilde.
Cercle René Vigo




[...]
On s’attache très vite à ce personnage, dont les gestes et les pensées nous ramènent parfois à notre propre adolescence. Ce roman montre aussi comment les jeunes filles cherchent à ressembler aux critères physiques que nous renvoie la société :Thigh gap et autres obsessions qui incitent à maigrir. C’est par une écriture fluide et délicate que l’auteure nous offre un récit émouvant sur le mal-être et l'anorexie. Un très beau texte éprouvant à découvrir ! [...]  

Librairie M'Lire



Voilà ! J'espère qu'il vous plaira aussi ! 

mercredi 16 mars 2016

Dans les îles

La semaine dernière, pendant que mon homme suait sous 36 °au milieu des cartons et des dernières formalités administratives, les collèges et lycées des Iles Sous le Vent m'ont offert une belle escapade à Raiatea. Raiatea, c'est l'île sacrée de Polynésie (sur laquelle se trouve le fameux marae Taputapuatea, en passe d'être inscrit par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité.)
Il s'agissait de ma dernière rencontre "auteur" en Polynésie avant notre retour en métropole.
J'en garderai donc un souvenir particulier, encore plus singulier que d'habitude. Sûrement parce que c'est la Polynésie, sûrement aussi parce que ce sont les polynésiens....Je ne me risquerai pas à essayer d'expliquer, tant il est difficile de rendre le mana et le charme de cette terre avec de simples mots. Ici, c'est ailleurs, et pas seulement - loin de là- grâce à la beauté des paysages. 











A tous ceux qui peuvent mais qui hésitent encore à tout quitter pour vivre autre chose, je dis "foncez !"...Je souhaite à tous ceux qui en ont la possibilité de connaitre une expérience d'expatriation aussi riche et intense que la nôtre, quel que soit l'endroit où vous poserez vos valises.
Ce retour est un déchirement, vraiment, mais je me console en pensant que je reviens différente, grâce à ce petit bout de Fenua qui brille à l'intérieur de moi, un bouquet d'odeurs, de rires, de nonchalance, de partage, de sérénité, de vivre-ensemble, d'amitié et de chaleur, qui m'accompagnera partout, même dans le froid et le brouillard métropolitain ;-)


Merci à tous les élèves de Raiatea, à leurs professeurs et au chef d'établissement du Lycée des Iles sous le Vent pour leur enthousiasme, leurs sourires et leurs questions pleines de sens et d'entrain. 


Ci- dessus, les élèves du LP de Uturoa et leur professeur
et ci-dessous, les élèves du collège/lycée Anne Marie Javouhey






Les élèves du LUT (4°)


Il y a avait même des morceaux embossés en braille (en bas à gauche), par deux élèves malvoyants



La Dépêche de Tahiti du 15/03/2016




Plus généralement, merci à tous les élèves que j'ai pu rencontrer lors de mes années ici. 
Et puis qui sait, peut-être que nous reviendrons dans quelques années pour un troisième séjour sur cette terre qu'on ne peut oublier ! 






mercredi 24 février 2016

¿Cuánta tierra necesita un hombre?

Notre album "Combien de terre faut-il à un homme ?" continue son petit bonhomme de chemin- c'est le cas de le dire - en dehors de l'hexagone.
Après l’Italie l'année dernière, il paraîtra très bientôt en Espagne, au Venezuela et au Chili grâce à l'éditeur Ekaré, qui a racheté les droits à Thierry Magnier.






http://www.ekare.com/ekare/cuanta-tierra-necesita-un-hombre/




C'est l'occasion de parler à nouveau du remarquable travail de Raphael Urwiller, dont les illustrations ont été saluées dans les nombreuses chroniques parues au sujet de cet album. 



"Bleu nuit, jaune d'oeuf, rouge feu : l'album entier se nourrit de ces trois seules teintes, posées sur la page dans leur matière brute, profonde, puissante. "Telerama



 "Une histoire portée par le somptueux travail de sérigraphie effectué par Raphaël Urwiller. Une finesse et une justesse du trait, associées à des aplats de couleurs chaudes, vives et contrastées, rendent chaque planche saisissante et affirment encore davantage la puissance du texte." Librairie La courte Echelle


"De superbes illustrations au service d'un texte inspiré d'une nouvelle de Tolstoï: MAGNIFIQUE! " Librairie Pax





Les autres chroniques ici ! 



Gracias ! 










vendredi 15 janvier 2016

De la relativité du concept de normalité


En ce mois de janvier (bonne année !), l'illustrateur Andrea Alemanno et moi-même publions un album aux éditions Alice Jeunesse. 

Quand j'ai reçu ses dessins, j'ai été bouleversée par la poésie qui s'en dégage.
Merci, Andrea, pour ta sensibilité et ta compréhension de mes mots. 






La couronne est un texte qui parle d'acceptation de soi.
J'en ai eu l'idée il y a quelques années, en découvrant l'existence d'un groupe facebook appelant à une sorte de lynchage dirigé envers...les roux.(cliquez ici) .
J'imagine que cela m'a particulièrement interpellée, étant moi même concernée !
Pour ma part, j'ai toujours adoré ma chevelure, que je considère encore aujourd'hui comme la plus jolie chose dont j'ai héritée ;-) Même si personnellement, j'ai eu la chance de ne jamais en souffrir - je ne me souviens pas avoir subi de quelconques moqueries, par exemple - je me rappelle que d'autres, au collège notamment, n'étaient pas épargnés...

Dans l'article de Slate, ici, vous pourrez lire que cette stigmatisation est si répandue qu'il lui arrive même d'échouer dans les centres commerciaux : 


La carte de voeux en question, retirée de la vente
"Le père Noël aime tous les enfants, même les roux"



Étrange, que cette caractéristique physique qui, souvent source de rejets, est aussi objet d'attirance et de fascination ...







Bref, je me doute bien que ce modeste album ne changera pas des préjugés qui remontent à l'antiquité, mais j'espère qu'il permettra d'ouvrir le dialogue entre l'enfant et son parent. La beauté et même la normalité sont des notions toutes relatives, et le seul jugement qui importe vraiment est celui que nous portons sur nous-mêmes. Je ne prétends pas que ce jugement puisse se modifier très facilement, simplement parce qu'on l'a décidé.
Mais q
ue l'on soit roux, chauve, blond, noir corbeau, gros, maigre, grand, petit, pâle, foncé...il ne faut jamais oublier de se donner (et de donner à son enfant) les moyens de s'aimer. Parce que c'est en s'aimant soi-même que l'on peut aimer les autres. 









La Couronne, 
album cartonné
éditions Alice Jeunesse,
parution le 18.01.2016

Illustrations Andrea Alemanno
https://www.instagram.com/lepracauno/