Invitations, rencontres scolaires en métropole : à partir du 20 mai 2016.

Avant cette date : me contacter (heurtier@gmail.com) pour évaluer la faisabilité d'un aller-retour / ou
visioconférences (Skype).

vendredi 15 janvier 2016

De la relativité du concept de normalité


En ce mois de janvier (bonne année !), l'illustrateur Andrea Alemanno et moi-même publions un album aux éditions Alice Jeunesse. 

Quand j'ai reçu ses dessins, j'ai été bouleversée par la poésie qui s'en dégage.
Merci, Andrea, pour ta sensibilité et ta compréhension de mes mots. 






La couronne est un texte qui parle d'acceptation de soi.
J'en ai eu l'idée il y a quelques années, en découvrant l'existence d'un groupe facebook appelant à une sorte de lynchage dirigé envers...les roux.(cliquez ici) .
J'imagine que cela m'a particulièrement interpellée, étant moi même concernée !
Pour ma part, j'ai toujours adoré ma chevelure, que je considère encore aujourd'hui comme la plus jolie chose dont j'ai héritée ;-) Même si personnellement, j'ai eu la chance de ne jamais en souffrir - je ne me souviens pas avoir subi de quelconques moqueries, par exemple - je me rappelle que d'autres, au collège notamment, n'étaient pas épargnés...

Dans l'article de Slate, ici, vous pourrez lire que cette stigmatisation est si répandue qu'il lui arrive même d'échouer dans les centres commerciaux : 


La carte de voeux en question, retirée de la vente
"Le père Noël aime tous les enfants, même les roux"



Étrange, que cette caractéristique physique qui, souvent source de rejets, est aussi objet d'attirance et de fascination ...







Bref, je me doute bien que ce modeste album ne changera pas des préjugés qui remontent à l'antiquité, mais j'espère qu'il permettra d'ouvrir le dialogue entre l'enfant et son parent. La beauté et même la normalité sont des notions toutes relatives, et le seul jugement qui importe vraiment est celui que nous portons sur nous-mêmes. Je ne prétends pas que ce jugement puisse se modifier très facilement, simplement parce qu'on l'a décidé.
Mais q
ue l'on soit roux, chauve, blond, noir corbeau, gros, maigre, grand, petit, pâle, foncé...il ne faut jamais oublier de se donner (et de donner à son enfant) les moyens de s'aimer. Parce que c'est en s'aimant soi-même que l'on peut aimer les autres. 









La Couronne, 
album cartonné
éditions Alice Jeunesse,
parution le 18.01.2016

Illustrations Andrea Alemanno
https://www.instagram.com/lepracauno/

lundi 7 décembre 2015

On n'a rien vu venir

En ce lundi post-élections, je me permets de reparler de "On n'a rien vu venir", un roman à 7 voix que nous avions écrit en 2012, avec mes comparses Anne-Gaelle Balpe, Clémentine Beauvais, Sandrine Beau, Agnès Laroche, Fanny Robin et Séverine Vidal. Aujourd'hui, il est plus que jamais d'actualité, malheureusement. 

Une dystopie à lire à partir de 10 ans.






"Des manifestations de liesse populaire ont lieu dans tout le pays : le Parti de la liberté a gagné les élections… Mais, très vite, le nouveau pouvoir exclut tous ceux qui s’éloignent un tant soit peu de la norme, les “mal-habillés”, les “trop-foncés”, les “pas-assez-valides”… et instaure des règles de plus en plus contraignantes : une heure de lever obligatoire pour tous, des jours de congés fixes, des choses qu’on ne peut pas dire, faire, manger ou porter… La liste des nouvelles lois et prohibitions  s’allonge, les contrevenants sont traqués et des caméras de surveillance sont installées dans certains domiciles. Comment en est-on arrivé là ?"


Un roman qui se veut un appel à la conscience civique des plus jeunes et que Stéphane Hessel résume ainsi: «N’attendez pas de devenir des adultes! Aujourd’hui, déjà, vous avez le pouvoir de dire non à ce qui ne vous semble pas juste, de vous indigner face à ce qui vous révolte, de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de ce que vous lisez, de ce que l’on vous donne à regarder à la télévision. … Il n’est jamais trop tôt pour s’engager»."

Librairie Comptines à Bordeaux

samedi 28 novembre 2015

Décembre

Le mois de décembre me laisse souvent un goût doux-amer sur le bout de la langue. J'aime flâner devant les vitrines décorées, voir les enfants bricoler des guirlandes en papier et des faux cadeaux colorés, j'aime cuisiner des douceurs aux senteurs de cannelle et de cardamome  - avec de la purée de patate douce en guise de farine, c'est exquis ! -  j'aime choisir des cadeaux pour ceux qui comptent pour moi et faire brûler des écorces d'orange dans la cheminée (à Tahiti, je me contente d'imaginer)...

Et en même temps, Noël et le jour de l'an, c'est aussi ....un matraquage commercial obscène, des paquets bien trop nombreux pour des enfants dont on déplore l’exigence (qu'on s'applique pourtant fort bien à leur instiller), l'aiguillon qui se darde au souvenir de ceux que l'on a perdus, la honte lorsque l'on se surprend à chasser de son esprit l'idée que certains, au moment même où l'on pose le douzième plat sur la table rouge et dorée, n'ont pas les moyens d'acheter quoi que ce soit de différent, que certains sont en deuil, malades, malheureux. 


Bref. Comme tout le monde, j'ai envie de voir les yeux de mes enfants briller, mais je pense que c'est à nous, parents, de les aider à comprendre que le plaisir de la possession matérielle est très fugace, et que parfois, il s'éteint même lorsque la carte est retirée du TPE. De les aider à comprendre que l'accumulation et la quête de la propriété ne font pas le bonheur, contrairement à ce que les marchands nous serinent à longueur d'images sur papier glacé. 




http://bebe.doctissimo.fr/blog/21624-Le-sapin-les-cadeaux-le-scandale-.html?xtor=CS1-9







Gros coup de cœur pour cette fable philosophique inspirée d’une nouvelle de Tolstoï. Annelise Heurtier délivre un texte impeccable, au vocabulaire choisi, qui nous plonge illico dans la culture slave tout en dénonçant les affres du consumérisme à outrance.
Les sérigraphies lumineuses apportent un contrepoint très graphique et très contemporain à ce récit littéraire. Ce trait épuré et stylisé, ces grands aplats de couleurs sont l’œuvre du jeune et talentueux Raphaël Urwiller dont le travail mérite vraiment le détour.
[...]




[...]

Les thèmes de l’envie de possession matérielle et de la (prétendue) nécessité d’accumulation font largement écho aux travers de nos sociétés occidentales, replètes et, parfois, déboussolées. La quête de la propriété, les injonctions à l’accumulation de biens : Pacôme les vit, déjà, au tournant du 20° siècle. Il ne fait pas figure de sage, s’essoufflant littéralement à rechercher l’extension de ses propriétés.




L'intégralité de la revue de presse est à retrouver ici :
http://histoiresdelison.blogspot.com/p/combien-de-terre-faut-il-un-homme-la.html






mardi 17 novembre 2015

Salon du livre de Tahiti

Aujourd'hui, j'étais l'invitée de l'émission de Fare Maohi, sur Polynésie Première, en compagnie de Fréderic Pillot et Gérard Moncomble, heureux invités métropolitains du Salon du Livre de Tahiti.
Si vous voulez voir comme je parle bien tahitien (euh non spa vrai), c'est en replay sur le site France TV Pluzz (autour de la 26° minute). Vous pourrez même assister à une chute en direct, ou plutôt l'entendre...ne vous réjouissez pas trop, ce n'est pas moi ... J'espère d'ailleurs que le monsieur en question ne s'est pas fait trop mal ! 

http://pluzz.francetv.fr/videos/fare_maohi.html




Si vous n'avez pas encore fait dédicacer votre "Danse, Hinatea !" que vous vous êtes bien entendu déjà procuré, je serai en dédicace au salon du livre de Papeete qui aura lieu sur le paepae de l'OTAC de jeudi à dimanche.
Et si vous n'avez pas envie de voir ma bobine, il y aura toujours celles des invités prestigieux de cette 15° édition, ainsi que du Light Painting et des sieste acoustiques. Tout un programme ! 
http://www.lireenpolynesie.pf/


© LIGHT CLUB Oeuvre 1 Light club















(tahiti-infos.pf)

mardi 10 novembre 2015

Un peu de soleil et de percussions dans la grisaille de novembre !

Voilà ! Depuis quelques jours, "Danse, Hinatea !", mon dernier-né est en librairies ! 

Voici la présentation de l'éditeur, la très belle maison Au vent des îles (chez eux, lisez - entre autres-  la trilogie de Célestine Hitiura Vaite  : L'arbre à pain, Frangipanier et Tiare, une réussite absolue, traduite en plus de 10 langues et qui vous plongera directement dans la vie quotidienne polynésienne, avec drôlerie et sensibilité...Un de mes meilleurs souvenirs de lecture !)

« Danse, Hinatea ! » est une tranche de vie polynésienne, celle d’une petite fille qui se prépare à ses premiers examens de danse tahitienne. Inquiète à l’idée d’affronter cette épreuve, Hinatea décide de recourir à l’aide de son arrière- grand-mère, ancienne danseuse de talent. Grâce à la malice et à la sagesse de cette dernière, Hinatea apprendra que la réussite ne se nourrit pas de magie ou de hasard, mais bien de travail et de confiance en soi.
Superbement mis en image par les aquarelles d’Elice, « Danse, Hinatea !» est un clin d’œil à tous ceux et celles, qui, un jour, ont eu à se transcender pour donner le meilleur de soi. C’est aussi une manière de mettre en lumière la danse traditionnelle ou Ori Tahiti, miroir de l’identité culturelle polynésienne, dont elle est l’un des principaux vecteurs.


Les illustrations sont d'Elice, avec qui j'avais déjà travaillé pour Bertille au chocolat (Alice Editions). Elle n'est jamais venue en Polynésie et s'est donc énormément documentée pour pouvoir rendre toute la beauté et la chaleur de nos îles...Nous lui avons même envoyé des photos des musiciens et des locaux du Conservatoire pour que l'ensemble soit le plus réaliste possible ... Un petit clin d'oeil à la super équipe de professeurs et de musiciens !
Elice, j'espère qu'un jour tu viendras voir tout cela en vrai ! Et peut-être même que tu apprendras à réaliser le fameux déhanché polynésien ^^













Les habitués du Conservatoire artistique de Polynésie française reconnaîtront Roger et son orchestre traditionnel :-)