Je quitte la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et serai donc disponible pour des rencontres scolaires à partir du mois de mai. A bientôt !



lundi 28 novembre 2016

Noël à Tahiti

Six mois après avoir quitté le fenua, j'y pense encore tous les jours !
Je suis hystérique quand, au magasin bio, je trouve des mangoustans, des papayes ou des feijoas 

via GIPHY


j'écume les épiceries asiatiques pour trouver des uru (je dois être connue dans toute la ville comme "la folle au fruit de l'arbre à pain"), je danse tous les mercredis sous les indications de la divine Tahia, notre professeur de Ori Tahiti exilée ici (pareil qu'à Papeete, sauf qu'on danse avec un pull, une écharpe et des chaussettes en plus du paréo. Et la goutte au nez).
Alors quand je peux glisser un peu de Polynésie dans mes textes, je suis tout à fait parfaitement positivement très contente. 


Le magazine Manon de décembre, nouvelle formule, emmènera donc ses lecteurs dans un décor de Noël un peu....réchauffé !




admirez l'à -propos de la mise en scène





Dans cette histoire, la maman d'Orama rêve d'un noël blanc....et la petite héroïne est bien déterminée à lui offrir. Reste à trouver comment !


Les illustrations, très douces, très réussies et surtout très fidèles, sont de Nathalie Ragondet. 







Le numéro comprend entre autres un petit reportage sur Juliette, une lectrice de Tahiti, qui nous parle de son quotidien. Elle explique que, elle aussi, elle rêve d'un Noël enneigé sous le fare pote ! Aaah, le fare pote....






Un numéro qui colle pile poil à l'actualité cinématographique, puisque le Disney de Noel, Vaiana ou la légende du bout du monde, se déroule dans le Pacifique. 
Pour l'avant-première, ce week-end, notre troupe de Ori Tahiti a d'ailleurs ouvert la séance avec un spectacle haut en couleurs. Hot ça, comme on dit là-bas ;-) 



Bref, merci à Annabelle de Milan Presse, pour sa confiance toujours renouvelée et bon vent à cette nouvelle formule de Manon, très sympa et dynamique. 



Magazine Manon N° 145, 6-9 ans
Décembre 2016

Milan Presse

jeudi 17 novembre 2016

De l'art difficile de se mettre d'accord avec son frère ou sa soeur

Aujourd'hui 17 novembre sort aux délicieuses éditions Rue du monde, Trois frères pour un seul trésor, un album à lire à partir de 6 ans ! 






Les illustrations sont de la talentueuse et généreuse Judith Gueyfier, qui, soit dit en passant, organise une vente d'illustrations originales réalisées par 80 artistes au profit de l'accueil des réfugiés. Cela se passera à la Rotonde à Stalingrad, le 13 décembre de 18h à 22h, mais les illustrations sont également en vente sur le site https://encrages.org/. Voilà de belles idées de cadeau de Noël ! 





Dans Trois frères pour un seul trésor, qui se déroule dans un Vietnam imaginaire, trois petits magiciens trouvent, par hasard, un nid d'hirondelle. 
Un nid d'hirondelle ? Pas la peine d'en faire toute une histoire (hu hu hu) me direz-vous...
Là, hop, je dégaine la minute "culture du monde" du jour.
Car figurez-vous que dans les pays asiatiques, les nids d'hirondelles sont très prisés. Si. 





Sur la table, c'est un mets de luxe et à qui l'on leur prête également tout un tas de vertus. Voyez plutôt :  


[...]

Manger ces nids sous forme de soupe ou de compote ou sous forme de médecines traditionnelles est censé augmenter le métabolisme et l’énergie, faire tomber la fièvre et fluidifier la circulation sanguine. Les nids d’hirondelles seraient bons pour la peau et les poumons, la beauté du visage, et ils soigneraient la grippe, la toux, l’asthme, les maux de gorge, notamment chez les fumeurs. La tradition les recommande aux femmes enceintes pour que le bébé ait une belle peau et des os solides. Selon certains producteurs, leur consommation freinerait ou bloquerait même la croissance de cellules cancéreuses.

[...] source Wikipédia. 


Pour être tout à fait exact, ce ne sont pas vraiment des nids d'hirondelle, mais des nids de martinets.
Minute, papillons !
Ce n'est pas la peine de vous précipiter sur le premier nid de martinet venu pour le dépiauter et vous faire un masque de beauté avec des morceaux de branches et de mousses...Déjà, parce que ce qui se mange, ce ne sont pas les branches, mais le mucus secrété par le mâle et qui sert de "colle" au nid. Et ensuite parce que ce n'est pas prudent de grimper aux arbres quand on a dépassé 35 ans (même si, je sais, il s'agit justement d'un âge auquel la beauté commence à avoir 
grandement besoin d'expédients). 


Bref, nos trois petits magiciens se mettent à rêver de tout ce qu'ils vont faire avec ce nid. Incapables de se mettre d'accord (toute ressemblance avec des enfants dont les prénoms commencent par P et D et habitant sous mon toit est purement fortuite), ils décident de jouer le trésor au tour de magie. A savoir, que le meilleur magicien gagne le nid ! 





Alors, qui remportera le droit de faire du nid ce qu'il veut, un cache-nez si ça lui chante  ? 
Peut-être aucun des trois...





Suspense....

Vous l'aurez compris, le message est simple : il est souvent préférable de trouver un accord 
("Allez mon frère/ ma soeur chéri(e), je prends le nerf pulverisatator XPW34 pendant 10 minutes et après c'est ton tour ok ?"
plutôt que de se disputer pendant des heures 
(" - Rends-le, il est à moi ! Rends-le ou je t'électrificutes avec la raquette à mouches ! 
- Et ben voilà t'as trop tiré dessus il est casséééééé maintenant ! mamaaaaaaaaan  il a cassé ! 
- Spa vrai c'est eeeeeeeeelle !"). 

CQFD. 






vendredi 30 septembre 2016

Remise du prix Gulli

Hier 29 septembre, je suis allée à Paris pour la remise du Prix Gulli. J'avais en effet la chance de voir mon roman figurer parmi les 5 ouvrages sélectionnés cette année par le jury (présidé par Marie Desplechin). 








Délaissant donc mon doux foyer et mes deux adorables chérubins qui m'ont gentiment accompagnés jusqu'à la porte de la maison avec des tas de coeurs dans les yeux (ça c'est dans les films. En vrai, ils étaient en train de se taper dessus pour un bout de papier, une bille ou juste pour le plaisir de s'entendre hurler...et je suis donc sortie accompagnée de la poubelle parce que c'est jeudi, hé, c'est jeudi t'oublies pas la poubelle en partant ok ? (# glamour #)  


Après une heure et demie de TGV (où je n'ai laissé à personne le plaisir d'admirer ma cavité buccale puisque je ne me suis même pas endormie) et une balade bucolique offerte par la RATP, je constate avec sagacité qu'à la sortie du métro, la configuration des lieux m'est statistiquement défavorable...Un carrefour = 3 risques sur 4 de partir dans la mauvaise direction. 
Je décide alors de demander mon chemin à une âme charitable. C'est l'avantage d'avoir un téléphone qui ne fait que téléphoner : on parle en vrai de vrai avec des vrais gens ! (Vraiment) Dingue.
Je demande donc mon chemin à une jeune fille qui me semble tout à fait charitable et qui me répond  "je crois que vous allez au même endroit que moi. Vous êtes Annelise Heurtier ?". 

Dingue, je vous dis ! La jeune fille en question s'appelle Stéphanie et, en passionnée de lecture, tient un blog sur lequel elle partage ses chroniques : http://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/
Nous voilà donc ensemble sur le bon chemin, en train de suivre les directives de son téléphone qui est d'un modèle plus serviable que le mien. 




[...] bon allez ça suffit,
j'ai le dîner à préparer et des valises pour le week-end alors passons sur les amuse-bouche et faisons un saut jusqu'à la remise du prix [...]




photo Stéphanie Plaisir de lire 


tadaaaaam  ! 
Les auteurs sont très disciplinés et se rangent toujours
par ordre de taille. 




And the winner was...Pascal Prévot ! (2° en partant de la droite).
Bravo à lui !
Le jury a aimé le petit côté Boris Vian de son écriture. Je suis intriguée, je dois dire.
Un numéro spécial sera consacré à cette remise, lundi 3 octobre sur Gulli à 20H45. 

C'est donc Pascal qui a eu l'honneur d'aller déjeuner avec les membres du jury (moi je suis allée chez Matsuri qui facture genre 20 euros les 4 sushis tout à fait ordinaires...la prochaine fois je vais au corner japonais du Bon Marché, j'aurais dû y penser).  



En tous cas, ce fut une belle journée ! Je reviens l'année prochaine sans problème ;-)
Ah oui, c'est vrai, d'abord faut que j'écrive un autre livre.... 





vendredi 23 septembre 2016

La collection s'agrandit !

Après les traductions italiennes et espagnoles, voici la version chinoise de Combien de terre faut-il à un homme ? notre version, à Raphael Urwiller et moi, de la célèbre nouvelle de Tolstoï, publiée grâce aux Editions Thierry Magnier. 










Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette fable restée d'une féroce modernité, voici une chronique parmi les nombreuses qui ont suivi la sortie de cet album à l'esthétique soignée (je peux le dire en toute objectivité ce n'est pas moi qui dessine) : 



Combien faut-il de terre à un homme pour être parfaitement heureux ? Vous ne savez pas ? Lisez l’histoire de Pacôme, dont le lopin de terre suffisait à nourrir les siens, mais pas à combler son propriétaire. Loin d’être satisfait de sa situation, ce dernier n’avait de cesse de rêver à plus de richesse. Mais chacun sait qu’à considérer l’herbe plus verte au loin, on perd de vue les merveilles que l’on a sous les pieds. C’est ce qui arrive à Pacôme, qui, à mesure qu’il amasse, devient de plus en plus insatisfait. Jusqu’au jour où on lui promet que chez les Bachkirs il pourra acquérir des terres pour presque rien. Pour mille roubles, il obtiendra toute la terre qu’il voudra. Mais pris dans ses rêves de grandeur, Pacôme saura-t-il s’arrêter ? Les illustrations, qui ne sont pas sans rappeler celles des contes russes et où alternent gros plans et miniatures, contribuent à accentuer certaines scènes de l’intrigue. Cette adaptation d’une nouvelle de Tolstoï résonne comme un conte de sagesse, qui incite chacun à réfléchir sur le bonheur.



 A lire donc, en chinois, italien, espagnol ou français à partir de 9 ans...et jusqu'à 77 ans...

vendredi 16 septembre 2016

Moi Je Lis (toi non ? et bien sache que tu as tort)

Le Moi je lis du mois d'octobre (Milan Presse) est dans les kiosques ! 

Vous pouvez vous jeter dessus les yeux fermés, le grand récit a été validé par un lecteur très exigeant (my son himself, qui est d'une impitoyable sincérité avec mes productions écrites - ou gastronomiques- )...

Les illustrations sont signées Ewen Blain et je les trouve plutôt extra ! 








Dans cette enquête aux accents cryptozoologiques, Tim et Lila vont essayer de tirer au clair une histoire de créature mystérieuse aperçue aux abords du camping....




Bonne lecture !