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! BREAKING NEWS ! Je quitte la Martinique à l'été 2022. N'hésitez pas à me solliciter pour programmer des rencontres dès la rentrée, je serai enchantée de vous retrouver !
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jeudi 20 mars 2014

"Un conte africain qui peut faire mouche où que l'on soit"

Ce matin, on m'envoie une nouvelle et jolie chronique à propos de Babakunde, à retrouver sur le blog du comité de lecture des bibliothèques des Alpilles. Merci ! 

Les autres avis de lecture parus dernièrement sur cet album sont bien rangés ici

"Babakundé" d'Annelise Heurtier ; Ill. Mariona Cabassa - Casterman


Babakundé est l'homme le plus puissant de la tribu et c'est bien connu, les richissimes sont tellement occupés à veiller sur leurs biens qu'ils perdent leur temps à les gagner. Bien sûr, Babakundé fait distribuer ses "restes" aux villageois mais quand la mort vient prendre l'un  d'entre eux, forcément trop affairé, il ne peut assister aux funérailles. Bien sûr il accompagne ses regrets d'un cadeau parfaitement inutile et pour consoler les pauvres bougres leur assène chaque fois : "Il n'y a qu'un jour, demain le soleil brillera !" Mais la mort s'en vient chercher son épouse et... les villageois ne se déplacent pas et se contentent d'envoyer des cadeaux en précisant à Babakundé : "il n'y a qu'un jour...". Babakundé a beau verser des larmes en abondance, il est seul ! Apercevant les paysans s'avancer au loin, un sage murmure alors : "L'argent est bon, Babakundé, mais l'homme sera toujours meilleur, car il répond quand on l'appelle".
Un conte africain qui peut faire mouche où que l'on soit, où que l'on vive. Mais c'est le rôle des contes, n'est-ce-pas ? 
Très belle iconographie.
Simone

mercredi 5 février 2014

Pas de papaye dans la mare

Gabriel, de la célèbre Mare aux mots-qu'on-ne-présente-plus, vient d'écrire une très belle chronique à propos de mon album Babakunde...
ici 
Il parait que je vous ai "habitués au meilleur" (c'est lui qui le dit hein, moi, je n'oserais pas)...
Alors je lui ai répondu  : "Et encore, t'as pas goûté à mon gratin de papayes !"

Gabriel n'aime pas la papaye. Soit. 

Alors je la mets ici, ma recette ! 


Il faut : 

- savoir à quoi ressemble une papaye, déjà.
(Je dis ça pour les gens de Nancray, par exemple)




Admirez mon sens de la nature morte.
Et non, ce n'est pas l'ananas qui est minus,
mais la papaye qui est énooorme


- 4 papayes (oui je sais, ce n'est pas tellement responsable d'acheter des fruits exotiques en métropole, mais bon vous n'avez qu'à manger que du chou et des poireaux pour tout le reste de l'hiver, ça compensera). Inutile de préciser qu'il faut dégoter de bonnes papayes, et pas des trucs avec un vague goût de flotte. Par contre, ne les choisissez pas trop mûres, sinon ça sera le drame après la cuisson.

- de la crème fraîche épaisse, type Isigny

- 1 bouillon cube ou de l'arôme Maggi

- du bon fromage râpé : parmesan, comté 18 mois....

- sel, ail, poivre, muscade, nutella (arf arf arf, poilant ce blog)


Ensuite, ce n'est pas compliqué, même pour les nulles en cuisine : vous épluchez les papayes et ôtez les petits grains noirs qui sont au centre (s'il en reste quelques-un, ce n'est pas bien grave, c'est tout à fait comestible). Ensuite, vous débitez les papayes en petits cubes, que vous ferez cuire dans de l'eau additionnée d'un bouillon cube ou d'arôme Maggi.
Une fois qu'elles sont bien cuites (= molles) et égouttées, vous les étalez dans un plat à gratin.
Dans un bol, vous salez, poivrez, aillez, muscadez la crème fraiche, et vous versez le tout sur vos papayes.
Un peu de fromage râpé par dessus et hop, au four.
Tadaaaaam !!

En plus, ça change de la raclette. Et vous n'avez pas les rideaux qui empestent. 

vendredi 22 novembre 2013

Chez UPS ce matin

Aujourd'hui, j'ai reçu mon premier exemplaire de Babakunde, un album à paraître très prochainement aux éditions Casterman.
Merci à Mariona Cabassa pour son sublime travail (et merci à Anne-Catherine, chez Casterman, pour avoir pensé à Mariona).

Il sortira officiellement le 15 janvier 2014, mais si vous êtes du genre à avoir peur de manquer, vous pouvez toujours le commander dès à présent chez votre libraire préféré ou en ligne (mais uniquement si votre libraire est un vieux grippe-sou souffrant d'halitose, bien sûr).


Babakunde est un conte "sage". J'adore les contes sages.

Fichtre, si ça se trouve je suis une vieille moralisatrice. Heureusement que je suis jeune et fun (hein mes enfants), sinon je me ferais du souci.


Voici le texte des premières pages ! 



Babakunde était l’homme le plus puissant de la tribu.
Avec sa famille, il habitait une belle colline de terre rouge surplombant les cases du village. Sa maison était si grande, les rangs de son bétail si serrés qu’il aurait pu loger et nourrir tous les villageois.


  
Babakunde était un homme très occupé. Posséder autant d’animaux, entretenir une si vaste propriété n’était pas chose aisée ! 
Aussi, de l’aube au crépuscule, Babakunde ne se reposait jamais. Arpentant ses terres brûlées par le soleil, il vérifiait ses troupeaux, faisait réparer les clôtures ou partait chasser l’antilope.
Quand il revenait, il buvait une grande rasade de lait au miel… avant de s’affairer de nouveau, recevant des marchands de passage, donnant mille consignes à ses serviteurs ou faisant arranger l’intérieur de sa case.  





 



mardi 23 juillet 2013

Babakunde

En avant -première (mondiale), voici quelques images de Babakunde, un album qui sortira en janvier 2014 aux éditions Casterman. (merci !)

Les illustrations sont de Mariona Cabassa, artiste espagnole dont vous pouvez admirer le travail ici http://www.marionacabassa.es/



M'est avis que ce sera très beau ! Et que je vais me languir de pouvoir le feuilleter.
Depuis que j'écris, j'ai l'impression de passer une grande partie de mon temps d'auteur...à attendre qu'il passe !