J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



samedi 28 novembre 2015

Décembre

Le mois de décembre me laisse souvent un goût doux-amer sur le bout de la langue. J'aime flâner devant les vitrines décorées, voir les enfants bricoler des guirlandes en papier et des faux cadeaux colorés, j'aime cuisiner des douceurs aux senteurs de cannelle et de cardamome  - avec de la purée de patate douce en guise de farine, c'est exquis ! -  j'aime choisir des cadeaux pour ceux qui comptent pour moi et faire brûler des écorces d'orange dans la cheminée (à Tahiti, je me contente d'imaginer)...

Et en même temps, Noël et le jour de l'an, c'est aussi ....un matraquage commercial obscène, des paquets bien trop nombreux pour des enfants dont on déplore l’exigence (qu'on s'applique pourtant fort bien à leur instiller), l'aiguillon qui se darde au souvenir de ceux que l'on a perdus, la honte lorsque l'on se surprend à chasser de son esprit l'idée que certains, au moment même où l'on pose le douzième plat sur la table rouge et dorée, n'ont pas les moyens d'acheter quoi que ce soit de différent, que certains sont en deuil, malades, malheureux. 


Bref. Comme tout le monde, j'ai envie de voir les yeux de mes enfants briller, mais je pense que c'est à nous, parents, de les aider à comprendre que le plaisir de la possession matérielle est très fugace, et que parfois, il s'éteint même lorsque la carte est retirée du TPE. De les aider à comprendre que l'accumulation et la quête de la propriété ne font pas le bonheur, contrairement à ce que les marchands nous serinent à longueur d'images sur papier glacé. 




http://bebe.doctissimo.fr/blog/21624-Le-sapin-les-cadeaux-le-scandale-.html?xtor=CS1-9







Gros coup de cœur pour cette fable philosophique inspirée d’une nouvelle de Tolstoï. Annelise Heurtier délivre un texte impeccable, au vocabulaire choisi, qui nous plonge illico dans la culture slave tout en dénonçant les affres du consumérisme à outrance.
Les sérigraphies lumineuses apportent un contrepoint très graphique et très contemporain à ce récit littéraire. Ce trait épuré et stylisé, ces grands aplats de couleurs sont l’œuvre du jeune et talentueux Raphaël Urwiller dont le travail mérite vraiment le détour.
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Les thèmes de l’envie de possession matérielle et de la (prétendue) nécessité d’accumulation font largement écho aux travers de nos sociétés occidentales, replètes et, parfois, déboussolées. La quête de la propriété, les injonctions à l’accumulation de biens : Pacôme les vit, déjà, au tournant du 20° siècle. Il ne fait pas figure de sage, s’essoufflant littéralement à rechercher l’extension de ses propriétés.




L'intégralité de la revue de presse est à retrouver ici :
http://histoiresdelison.blogspot.com/p/combien-de-terre-faut-il-un-homme-la.html






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