J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



jeudi 2 août 2012

Les bonnes nouvelles de l'été

Je suis contente ! L'été a vu plusieurs jolies choses se décider ou se confirmer.

4 projets ont donc trouvé leur home sweet home chez Casterman, et je trépigne d'impatience à l'idée de tenir les livres entre mes mains !
Il y en aura pour tous les âges : comme ça, pas d'excuse pour dire que ça ne correspond pas à l'âge de vos enfants ^^



- Mars ou avril : un roman pour "grands" (ados et adultes), qui vous emmènera en 1957 aux Etats-Unis et qui revient sur l'un des épisodes ayant jalonné la marche pour les droits civiques.
Un roman qui vous colle la chair de poule, la rage et les larmes...à ce que m'ont dit ceux qui l'ont déjà lu ! Merci à eux...pour leur aide et leur soutien. 


Un petit morceau ? 

(...)
Cela faisait maintenant dix bonnes minutes que Molly patientait derrière le comptoir de l’épicerie. Deux clients blancs étaient entrés après elle  et le propriétaire des lieux s’était empressé de les servir, volubile et obséquieux. Madame avait-elle besoin d’être livrée ? Ne voulait-elle pas se laisser tenter par ces pommes, de véritables petites merveilles de texture et de saveur ?
John Smith était un homme rondelet, aussi odieux avec les noirs qu’il était mielleux avec les blancs. A croire qu’il avait fait exprès de s’installer dans ce quartier à forte dominante afro-américaine pour avoir tout le loisir d’humilier les habitants.  
Quand la dernière cliente eut refermé la porte de l’épicerie, John Smith entreprit de vérifier le contenu de sa caisse enregistreuse. 
Ignorant totalement Molly, il se mit à composer des petits tas de piécettes réguliers. 
 Molly toussota légèrement. Pas de réaction. John Smith commençait une deuxième rangée.  
- Hum… bonjour ?  tenta faiblement Molly. 
L’épicier leva sa tête pouponne, l’air mauvais.
Immédiatement, Molly détourna les yeux. Croiser son regard n’aurait fait qu’envenimer la situation. 
- Qu’est ce’ tu veux ? aboya M.Smith. 
-  Un litre de lait, s’il vous plait. 
- T’as de quoi payer ? Je fais pas crédit, et encore moins aux négros. 
C’était la seule épicerie du quartier et cela faisait une bonne dizaine d’années que les Costello s’y approvisionnaient. Ils avaient toujours payé sur le champ et Smith le savait pertinemment.
Molly se dépêcha d’aligner ses 45 cents sur le comptoir.  
L’épicier posa ses mains écartées de part et d’autre des pièces, puis souffla, d’une voix arrogante et sucrée : 
- De toute façon ça tombe mal, j’en ai plus. 
Molly fixa, incrédule, les dizaines de bouteilles qui brillaient derrière lui. 
- Mais, et…
Du plat de la main, John Smith tapa sur le zinc : 
- T’as pas compris ce que j’ai dit ?  Y’en a plus ! 
Molly ramassa ses pièces et en toute hâte, les fourra dans son porte-monnaie. (...)





- Septembre : les deux premiers tomes d'une série rigolote pour les 7/9, dans laquelle vous pourrez suivre les aventures de Charly Tempête, un petit bricolo bien sympa qui fabrique des ventiloskate, des casquourte-échelle ou autre çadégoulinepas....
ça a été un gros gros gros boulot... qui m'a fait douter, qui m'a fait turbiner le cerveau comme jamais...mais je ne regrette rien ! 

Un petit bout aussi ? 


- Debout mon Charlyyyyy ! Il faut se réveilleeeer ! 
Assise au bord de mon lit, maman me regarde en souriant, comme si c’était le jour de Noël :
- C’est la rentréééééé ! 
Pfff. Tu parles d’un cadeau, tiens. 
Peut-être que je suis en train de cauchemarder. Je vais me pincer, on ne sait jamais. 
Aïe ! Zut, je suis bien réveillé.
A travers la couette, Maman me secoue la cuisse : 
 - Tu nous rejoins à la cuisine, mon lapin ? 
Je grogne : 
-Mmmh…
Je rabats la couette sur ma tête. Mon chat Tournevis vient se pelotonner contre moi. Je suis sûr qu’il va passer la journée à se tourner les pouces des coussinets pendant que je serai en train d’affronter la Rentrée. Moi, je trouve que c’est la pire journée de toute l’année. Déjà, les vacances se terminent, ce qui n’est pas tellement marrant, et en plus, exactement le même jour, il faut se lever tôt, manger à la cantine même si il y a des brocolis et passer la journée enfermé alors que j’ai des tas de trucs importants à faire, comme bricoler ma catapulte lanceuse de croquettes pour chat (qui tire de travers). 
Cette année, c’est encore pire. On vient de déménager, alors je dois aller dans une nouvelle école où je ne pourrai même pas compter sur mes anciens copains pour raconter des blagues pendant la récré. Il y a bien Djawab, un garçon que j’ai rencontré dans le quartier, mais je ne le connais pas encore très bien.
D’ailleurs, peut-être que je ne vais pas me faire de copain du tout.
Je vais me retrouver sans personne à qui parler pendant toute une année, on me surnommera Charly Tousseul et tout le monde rigolera bien. 





- Fin d'année (ou début 2014) : un album, un conte africain qui nous dit que la richesse n'est pas forcément là où on l'attend ! 

(...)
Une semaine plus tard, alors qu’il faisait nuit noire, la Mort s’introduisit sur les terres de Babakunde. Elle rôda quelques temps autour du troupeau de chèvres, se pencha sur les visages des serviteurs endormis… avant de pénétrer dans la chambre de Babakunde. 
Elle resta longtemps à contempler le visage de la douce et ronde Fatoumata.  
Puis elle décida que c’était elle qu’elle était venue chercher. 
(...)



D'autres parutions sont prévues dans d'autres (très chouettes) maisons mais je n'en dis pas plus pour l'instant. 




En tous cas, un immense merci à mon éditrice et à toute son équipe de choc. 

Pour l'heure, je prends quelques jours de vacances !
Retour à la rentrée avec la sortie de mon Géant Mélomane, chez Benjamins Media, avec la magique Cécile Gambini aux pinceaux ! 


1 commentaire:

Sardine a dit…

Je trépigne avec toi ! Et en plus, je salive ! (Toujours la classe internationale, tu remarqueras...)