J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



dimanche 27 juin 2010

l'histoire d'Olaf, l'ogre mélomane

Rubrique "projets", je continue (je profite que le marmot est occupé à "débroussailler sa chambre" (sic) avec un dérouleur de scotch. Si si c'est vrai, mais il faut dire aussi qu'il est gros, ce dérouleur. )

Titre : l'histoire d'olaf, l'ogre mélomane
Nb signes : 7500
Genre : album
Age : à partir de 6 ans


Le début :

Tout seul au milieu de ses montagnes, l'ogre Olaf menait une vie très bien réglée. Toutes ses journées commençaient de la même manière : il se cognait la tête en se levant de son lit, tonitruait un grand "aïe" qui indiquait aux animaux qu’il était réveillé et qu'il valait mieux se cacher jusqu'à ce qu'il ait avalé son petit-déjeuner. Ensuite, Olaf passait la journée à chercher de quoi manger, car comme tous les ogres, il avait toujours faim.
Le soir venu, étendu au milieu des gentianes, Olaf regardait le soleil couchant en se demandant comment il fallait faire pour être heureux. Mais jamais encore il n’avait trouvé. En fait, il ne savait même pas ce qu’il fallait chercher.

Il y avait donc si peu d’imprévu dans la vie d’Olaf que ce soir-là, quand il tomba nez-à –nez avec deux campeurs égarés, il fut tellement surpris qu’il laissa tomber le tas de bois qu’il avait ramassé. A la vue de cet ogre aussi grand qu’effrayant, les deux campeurs filèrent en hurlant…ce qui ficha une trouille bleue à Olaf, qui décampa également. Qu’est ce qui pouvait les horrifier à ce point ? Une armée de tarentules à 5 têtes ? Un serpent à triple-sonnettes ? Un dinosaure très énervé?

Au bout de quelques enjambées, un doute traversa l’esprit de l’ogre. Il s’arrêta et regarda en arrière : pas de dinosaure ou de maxi-serpent. Tout était calme. L’ogre soupira en réalisant son erreur: encore une fois, c’est de lui qu’on avait pris peur !

Il cria de toutes ses forces pour rappeler les campeurs. Peine perdue, ils avaient déjà disparu !
Enervé, Olaf tapa du pied dans un tronc d’arbre. A chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un, c’était la même chose ! Tous s’enfuyaient sans lui laisser la chance de se présenter.

Après avoir dévoré les provisions laissées par les campeurs, Olaf mit la main sur une petite radio portative. Il la secoua dans tous les sens, se demandant de quoi il s’agissait, jusqu’à ce qu’il appuie sur un bouton et que de la musique ne commence à en sortir.

Aux premières notes, l’ogre s’arrêta tout net. C’était la première fois qu’il entendait de la musique et il s’en trouva transporté. Etait-ce possible qu’en quelques secondes, tout ait changé ?
C’était pourtant comme si ses montagnes n’existaient plus, comme si le vent s’était arrêté de souffler.

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