J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



samedi 30 novembre 2013

Montreuil 2013

Me voici de retour du salon du livre de Montreuil, où j'ai dédicacé mes livres sur le stand des éditions Casterman.
Merci à tous ceux qui sont passés me voir (surtout ceux qui sont repartis avec un bouquin...non je blague, les autres aussi va^^), je suis encore toute étonnée que vous ayez été si nombreux ! 






le joli bandeau tout nouveau qui va bien



une jolie photo de la non moins jolie Drawoua Baobab






et sinon, Severine, j'espère que tu n'as pas eu "encore plus mal après" ;-) 

mardi 26 novembre 2013

Prix NRP

Cette après-midi, mercredi 27, j'ai eu l'honneur de me voir remettre le fameux prix NRP et j'avoue que je me sens toute petite (d'accord, encore plus petite ) à côté de tous ceux qui ont été distingués avant moi ! 
Le prix NRP est décerné chaque année à 3 ouvrages de littérature jeunesse, par un jury composé de documentalistes et de professeurs de lettres. Cette année, je partage donc ma joie avec Jérôme Leroy (Norlande, Syros) et Charlotte Erlih (Basha Posh, Actes Sud Junior). 

Comme il ne m'était pas vraiment possible d'aller à Paris à la remise des prix (je viens à peine de terminer mes 30 heures d'avion et ma petite et moi tentons de nous remettre de 12 heures de décalage horaire), j'ai rédigé un petit texte que Brigitte G., la responsable Presse du groupe Flammarion, a lu à ma place. Pas évident, comme exercice. Le voici ! 




Tout d’abord, sachez que je regrette de ne pas être parmi vous aujourd’hui, mais Brigitte, qui sait à quel point je suis ravie de l’honneur qui m’est fait, saura vous communiquer mon enthousiasme par le biais du présent message. Brigitte, c’est le moment de sourire ! 

Plus sérieusement, je voudrais remercier les organisateurs du Prix , les votants ainsi que tous les lecteurs qui ont lu ce roman et qui ont découvert (ou redécouvert) cet épisode trop peu connu de l’histoire des Etats-Unis. Je remercie également mon éditrice qui a permis à ce manuscrit de se frayer un chemin hors de mon ordinateur.
Je l’ai dit, je suis ravie de recevoir ce prix – d’ailleurs j’espère que Brigitte sourit toujours - comme je l’aurais été pour n’importe quel autre roman que j’aurais écrit . Mais j’avoue que je suis d’autant plus satisfaite que ce soit précisément Sweet Sixteen qui soit mis à l’honneur. La thématique soulevée dans cette histoire vieille de plus de 60 ans n’a finalement pas pris une ride. Lorsque l’on évoque la ségrégation raciale, le KKK ou plus généralement la question noire aux Etats-Unis depuis l’esclavage jusqu’à l’émergence du mouvement pour les droits civiques, l'on s’indigne, et à juste titre. Mais au final, je ne suis pas sûre que l’on puisse dire que notre société a tant évolué qu’on veut bien le croire, ou le dire.
Des événements récents tendent plutôt à nous démontrer le contraire. Aujourd’hui, c’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’un Président noir a été élu. Et c’est chez nous, le pays des Lumières, que la parole raciste tend de plus en plus à se normaliser, et que globalement, le rejet de l’autre se fait sentir, qu’il soit question de couleur de peau, de religion ou de sexualité.
Sweet Sixteen a été retenu dans de nombreuses sélections et je m’en réjouis. Au delà de la satisfaction et de la fierté qu’il y a toujours à recevoir un prix, je retiens surtout que cette « médiatisation » permettra à ce roman d’être lu. Et si cette lecture peut inciter le lecteur à s’interroger, à prendre du recul (qu’aurions nous fait à la place des protagonistes de ce roman, qu’il s’agisse des noirs ou des blancs ?), je me sens d’autant plus récompensée.
Enfin, je ne saurais terminer ce message sans rappeler et saluer les 9 de Little Rock, qui ont eu la force et le courage de poursuivre leur rêve.

Merci!


Plus d'infos ici : 




vendredi 22 novembre 2013

Chez UPS ce matin

Aujourd'hui, j'ai reçu mon premier exemplaire de Babakunde, un album à paraître très prochainement aux éditions Casterman.
Merci à Mariona Cabassa pour son sublime travail (et merci à Anne-Catherine, chez Casterman, pour avoir pensé à Mariona).

Il sortira officiellement le 15 janvier 2014, mais si vous êtes du genre à avoir peur de manquer, vous pouvez toujours le commander dès à présent chez votre libraire préféré ou en ligne (mais uniquement si votre libraire est un vieux grippe-sou souffrant d'halitose, bien sûr).


Babakunde est un conte "sage". J'adore les contes sages.

Fichtre, si ça se trouve je suis une vieille moralisatrice. Heureusement que je suis jeune et fun (hein mes enfants), sinon je me ferais du souci.


Voici le texte des premières pages ! 



Babakunde était l’homme le plus puissant de la tribu.
Avec sa famille, il habitait une belle colline de terre rouge surplombant les cases du village. Sa maison était si grande, les rangs de son bétail si serrés qu’il aurait pu loger et nourrir tous les villageois.


  
Babakunde était un homme très occupé. Posséder autant d’animaux, entretenir une si vaste propriété n’était pas chose aisée ! 
Aussi, de l’aube au crépuscule, Babakunde ne se reposait jamais. Arpentant ses terres brûlées par le soleil, il vérifiait ses troupeaux, faisait réparer les clôtures ou partait chasser l’antilope.
Quand il revenait, il buvait une grande rasade de lait au miel… avant de s’affairer de nouveau, recevant des marchands de passage, donnant mille consignes à ses serviteurs ou faisant arranger l’intérieur de sa case.  





 



jeudi 21 novembre 2013


Sweet Sixteen est dans la sélection "des meilleurs romans du moment" du fameux magazine Citrouille (comment ça il y a encore des gens qui ne connaissent pas ? ) en compagnie de Stéphane Servant - lisez le Coeur des Louves ! - , Mourlevat et autres Martin Page...
Un peu dingue, non ?


Si je voulais faire ma crâneuse, je dirais même (han, et elle le dit en plus !) que les articles continuent à paraître au sujet de ce roman (tenez c'est là ==> ;fu fu fu  ; mais que voulez-vous il faut bien faire sa promo pour remplir son frigo).
En vrai, cela devrait me motiver à me lancer dans un nouveau "gros" projet plutôt que de brasser. De l'air.
En même temps, il faut dire que j'ai des circonstances atténuantes. En ce moment même, H-48 avant 30 heures d'avion, je suis complètement obnubilée par l'extermination des tigres qui sont chez moi (oui ça va, des moustiques-tigres), histoire de ne pas me retrouver transformée en épave raalante et agonisante à cause de cette sal*perie d'épidémie de dengue. (hé, je connais une fille qui a du annuler son mariage à cause de ça...)
Et donc, puisque j'ai la raquette électrique dans une main, il ne m'en reste plus qu'une pour taper sur mon clavier.
Et donc (bis), vous n'avez pas idée du temps qu'il m'a fallu pour écrire ce post de la plus haute importance. 

Tiens, d'ailleurs, justement, si vous avez envie de lire quelque chose de plus intéressant, filez donc sur le blog de La Mare aux mots où, récemment, outre une chronique sympa sur Charly Tempête (ok, c'est bon je l'ai placé), vous vivrez un beau moment de lecture grâce à l'auteur Pierre Delye (oui mais voilà, moi aussi j'écrirais des trucs à la cool si il n'y avait pas deux épidémies fulgurantes qui veulent m’empêcher de prendre l'avion. Bon ok j'arrête).
Bref, c'est ici ! http://lamareauxmots.com/blog/les-invites-du-mercredi-claire-garralon-et-pierre-delye-concours/

Il y a a également cet article de ma copine l'éminent Docteur Clémentine Beauvais qui excelle dans l'art du discours pertinent : 
http://www.clementinebeauvais.com/eng/2013/11/20/how-to-write-a-picturebook-text-in-10-minutes/
(vous pouvez lire tout son blog, d'ailleurs)

Et pour terminer, j'ai une chouette nouvelle à vous annoncer pour la semaine prochaine, mais chuut ! j'ai pas encore le droit de le dire. 
(non maman, je ne suis pas enceinte du 3°, merci ça ira)