J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



dimanche 29 septembre 2013

Sélections



Ce matin, entre douze mille promos de la Redoute, une alerte offre d'emploi pour être infirmière à Kourou (ha ha ha), quinze tentatives de pishing russe, deux suggestions d'Amazon (qui me recommande d'acheter mes livres), ma boite mail avait quand même de vraies nouvelles à m'annoncer  ! Hop, un peu de motivation avant de m'attaquer aux bagages à défaire...
Parmi ces bonnes nouvelles, donc, trois nouvelles sélections pour mon roman Sweet Sixteen.
Manaloha ! 



Sélections Sweet Sixteen : 


Prix des collégiens lecteurs de Gironde 2013/2014

Prix du festival du livre jeunesse de Cherbourg 2013/2014


Prix ados de la ville de Loudéac et de la Cidéral 
Prix du roman historique 2014 (Blois)

Prix Hautes Pyréenées tout en auteurs (midi Pyrénées) avec une vidéo de présentation ici 
http://www.youtube.com/watch?v=8q6pIBXe_rk

Prix des lecteurs 2014 du Mans et de la Sarthe


Prix Garin des collèges (Chambéry)


Prix NRP 2013/ 2014

Prix Ados Hérault

Prix des dévoreurs 2014 (Eure)

samedi 21 septembre 2013

10 bonnes raisons de ne pas lire Sweet Sixteen

En juin prochain, je serai l'invitée du Festival du Livre Jeunesse de Cherbourg, qui a eu la bonne idée de retenir Sweet Sixteen pour sa sélection 2013/2014.
Malheureusement, je ne pourrai pas y être présente en chair (muscles fuselés...mouaaaah ah ah) et en os, alors je pense que nous ferons quelques visioconférences par Skype interposés...
Malgré tout, j'ai quand même travaillé ! Il a en effet fallu que je trouve 10 bonnes raisons de ne pas lire Sweet Sixteen...
Ce n'est pas si facile, comme exercice (je précise que le but est de donner envie, hein, pas de dire que c'est tout pourri, sinon c'est trop facile^^...)

Allez hop, c'est parti ! 


1. Le héros n’est pas un vampire torturé. Ni une malheureuse qui découvre qu’elle est la fille cachée d’un prince indien. Ni un sublime brun ténébreux qui comprend qu’il peut marcher au mur comme une araignée. 
Il n’y a même pas de longs baisers sur la plage pour vous faire rêver. 
Oui, je sais, c’est moche. 


2. L’histoire se déroule à l’époque des dinosaures, dans l’Amérique ségrégationniste et ultra-raciste des années 60. 
Brrrr, ça sent les références historiques à plein nez. 


3. Aucun personnage de ce livre n’utilise d’ordinateur, de tablettes ou de i-trucs. L’héroïne n’a même pas de profil facebook pour afficher les poses qu’elle prend devant son miroir. Non mais allô quoi. 


4. On y découvre des événements abominablement atterrants mais qui sont pourtant réellement arrivés (et dont l’évocation vous permettrait de briller en société. Ou en cours. Je dis ça, je dis rien….je sais que vous brillez déjà très bien sans moi)


5. Vous pensez qu’il ne sert à rien de méditer sur les erreurs du passé. Et que de toute façon, on vit dans une société où il n’y a rien à changer. Rien du tout ! 


6. Vous détestez voyager dans le temps (et voyager tout court d’ailleurs). L’ambiance boogie-woogie, cadillac et jupes à crinoline provoque en vous une crise d’ennui irrépressible et vous vous fichez comme d’un vieux coton-tige que de savoir ce que sont vraiment ces fameux « Sweet sixteen ». 



7. Une fois le livre refermé, vous aurez envie d’aller googler « les neuf de Little Rock » et vous n’avez pas que ça à faire. 



8. Le livre est trop court, à peine de quoi vous distraire lors d’un dimanche chez une vieille tante barbue. En plus, il est trop léger pour s’en servir de presse papier. Aucun intérêt. 



9. La fille qui l’a écrit est vraiment très méchante (c’est son fils de 5 ans qui le dit quand il est privé d’histoire du soir parce qu’il a tenté d’assommer sa petite sœur)



10. Tout le monde va vous dire « Hey, il est beau ce livre ! ça raconte quoi ? » et vous n’avez pas du tout envie de parler, même si c’est un beau blond ou une brune terrible (rayez la mention inutile) qui vous a posé la question. 



Plus sérieusement, j’espère que vous aurez envie de vous plonger dans ce roman. Il s’agit d’une fiction, certes, mais basée sur des faits réels qu’on ne doit pas oublier, et qui nous permettent de nous interroger sur notre propre société…et sur nous-même. Avons-nous tellement évolué ? Comment aurions-nous agi si nous étions nés dans la peau de l’une ou l’autre de ces deux héroïnes ? 

Interview

Il y a quelques semaines, j'ai été interviewée par la très sympathique Clémentine, qui s'occupe d'un blog littéraire (très sympathique aussi): http://deslivresetvous.eu/

Si vous vous fichez de mes réponses comme de votre premier coton-tige, vous pouvez toujours lire celles des autres auteurs qui, comme moi, sont passés sur le grill : Marie-Aude Murail, Benoit Séverac, Eric Boisset, Yael Hassan, Arthur Tenor, Fred Paronuzzi et d'autres encores !
La rubrique Paroles d'écrivains, c'est ici 



Des livres et vous : "Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture ? Que faisiez-vous avant d’être écrivain ?"
- C’est certainement la lecture qui m’a donné le goût des mots. J’ai toujours adoré lire, depuis toute petite. J’aimais déjà écrire également, je crois que j’étais bien la seule de ma classe à attendre le jour des rédactions (à l’époque des dinosaures on ne se faisait pas taper dessus quand on était bon élève)… Pour autant, jamais je n’ai pensé à « passer de l’autre côté » et à devenir moi-même écrivain. Dans ma tête, les auteurs vivaient sur de lointaines planètes… J’ai donc entamé des études plutôt sérieuses, pas vraiment créatives : un bac S suivi d’une prépa HEC et une école de commerce. J’ai commencé à travailler dans le marketing, la communication avant de devenir responsable d’un centre de formation pour chefs d’entreprises. Le déclic est arrivé il y a une dizaine d’années, grâce à mon ami qui est tombé, par hasard, sur une histoire que j’avais écrite pour une petite nièce. Je le revois me dire, étonné : « Tu devrais écrire des bouquins pour les enfants… ». J’ai éclaté de rire. Mais c’est ainsi que cela a commencé ! Pendant dix ans, j’ai donc mené de front l’écriture et le travail…et les maternités (enfin, 2 seulement, n’exagérons rien).  En 2011, nous avons emménagé à Tahiti et j’ai profité de ce changement de décor pour faire une pause dans ma « carrière » professionnelle : pendant le temps que durera cette expatriation, j’ai décidé de me consacrer uniquement à l’écriture.  De toute façon, je crois que je n’aurais pas pu faire autrement, car le marché de l’emploi local n’est pas très porteur en ce moment.  


Des livres et vous : "Quels genres aimez-vous lire ?"
-  Je lisais beaucoup plus quand je n’avais pas d’enfants… Là, ils sont encore petits et mes lectures les plus fréquentes sont celles que je leur lis ou les notices des médicaments (en vrai, même pas, je tourne à l’homéopathie). Sinon, je n’ai pas de penchants très particuliers. Quand je peux, je lis un peu de tout, à part les romans fantasy, les mangas et la chick-lit.  

Des livres et vous : "En tant que lecteur, quel roman a marqué votre adolescence ? Quel roman jeunesse conseilleriez-vous aux internautes ?"
 -  Quand j’étais ado, j’avais fait du Parfum  (de Süskind) mon « livre annuel ». Je le lisais une fois par an, j’ai fait cela de 11 à 17 ans environ.  Je cite celui là mais il y en a beaucoup d’autres qui m’ont marquée, ne serait-ce que la saga des Rougon- Macquart (enfin ceux là je ne les relisais pas tous les ans, j’avais aussi des trucs d’ados à faire, quand même).

                             

Des livres et vous : "Vos livres sont-ils tous destinés à un public d’adolescents ? Pourquoi vous adresser à ce type de public ?"
 Non, pas spécialement aux adolescents. J’écris aussi pour les plus petits, à partir de 6 ans. Je ne choisis pas vraiment la tranche d’âge…disons qu’elle s’impose toute seule à chaque nouveau texte. Je suis bien incapable de dire pourquoi, par exemple, je n’écris pas pour des adultes. C’est d’ailleurs une question qui m’agace au plus haut point, comme si la littérature de jeunesse était une sous-littérature. Est-ce qu’on dit à un pédiatre (avec cet espèce d’air entendu qui va avec) : bon alors, quand est-ce que tu te mets à soigner les adultes ?   


Des livres et vous : "Quelles difficultés rencontrez-vous dans la rédaction d’un roman ? Combien de temps mettez-vous entre la naissance d’un roman et son point final ?"
 - En ce qui me concerne, les difficultés se trouvent surtout au niveau du scénario. La phase d’écriture en elle-même est plus facile, c’est elle que j’attends, qui me procure plaisir et satisfaction.   Le temps que je passe sur un livre est assez variable. Il peut aller de deux jours (pour un album par exemple) à plus d’une année, notamment quand il y a un important travail de recherche préalable, comme cela a été le cas pour Le carnet rougeSweet sixteen ou Là où naissent les nuages (roman ado à paraitre l’année prochaine également, j’en profite pour faire ma promo). 

Des livres et vous : "Où et quand écrivez-vous généralement ?"
Ma réponse aurait été différente il y a quelques années ! Sachant que je ne « travaille » plus et que j’ai deux enfants avec qui je passe beaucoup de temps, j’écris la journée, quand ils sont à la crèche et à l’école. Il n’y a pas que de l’écriture, mais aussi des corrections, des demandes d’interview, des recherches d’éditeurs, de la communication, de la « promo »…et bien sûr de documentation quand le roman l’exige.  Quant au lieu…j’habite à Tahiti, alors j’écris face au lagon scintillant, les pieds dans le sable blanc, une coco fraiche à côté de ma chaise longue…(non c’est pas vrai, ça c’était juste pour faire ma crâneuse. J’écris dans mon bureau, qui n’a aucune vue…à part le linge qui sèche, dans l’arrière cour.)

Des livres et vous : "Comment vous sentez-vous lors de la publication d’un livre ?"
 - Heureuse :)

Des livres et vous : "Des infos sur votre prochain roman ?"
 - Pour le prochain roman ados, je suis partie à Oulan-Bator. Enfin, virtuellement, car je n’y ai jamais mis les pieds…d’où le gros travail de recherches en amont. D’ici là, il y aura également deux albums « à message » et deux petits romans rigolos, qui inaugurent une nouvelle série chez Casterman, «  Charly Tempête » (6-9 ans). 


mercredi 4 septembre 2013

On parle de Charly !

Voici les premiers articles à propos des deux premiers tomes de ma série Charly Tempête (Casterman), en librairies depuis la semaine dernière (et à lire avant d'avoir son overdose de rentrée :-) )


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