Je quitte de nouveau la métropole pour retrouver la douceur des îles ! J'ai la chance de venir habiter en Martinique à compter du 1° juin 2020. N'hésitez pas à me contacter pour des rencontres scolaires !


samedi 13 mars 2021

Cambridge University Press

 Je suis très heureuse d'apprendre que The Journey within, la nouvelle que j'avais écrite pour le festival danois "Europeean best emerging writers" va être reprise comme support pédagogique par Cambridge Press University ! 






jeudi 25 février 2021

Persist Until Something Happens

En juin prochain, chez Casterman paraitra PUSH (Persist Until Something Happens), un roman ado sur le thème des violences sexuelles dans le sport.
C'est un travail que j'ai commencé en janvier 2020.
A cette époque-là, il y avait eu Adèle Haenel et d'autres bien sûr, mais finalement, bien peu en comparaison avec l'avalanche de révélations qui ont suivi, depuis. Et aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il ne se passe pas une semaine sans qu'une nouvelle affaire éclate dans le monde des arts, du sport, des affaires, de la cuisine, des grandes écoles. Cela ne sert à rien de compartimenter. Cela arrive partout.
Dans la classe de votre enfant. Dans votre rue, dans votre immeuble. Dans votre club de ukulélé, de yoga, au bureau, combien sont concerné/es ? 
Cette avalanche me terrifie. Elle tend à montrer que des actes que l'on pouvait, il y a quelques années, encore croire isolés, sont en réalité répandus. 
Du coup, je me pose beaucoup de questions. 
Qu'est ce qui conduit les agresseurs à passer à l'acte ? En général, ils (selon  l'enquête Mémoire traumatique et victimologie, 96% des agressions sont perpétrées par des hommes) n'ont pas le profil de prédateurs sexuels. Ce sont des gens "normaux", qui sont pères, frères, maris, oncles, cousins, voisins, amis. D'ailleurs, dans la majorité des cas (90%) la victime connait son agresseur.
Est-ce une question de culture, d'éducation, de société qui valorise encore, quoi qu'on en dise, la masculinité, qui encourage les filles à accepter, à se taire, à croire que c'est de leur faute, qu'elles l'ont  cherché ?
Est-ce une question toute basique, de force physique ? De pouvoir professionnel ? De carence parentale ? 
Est-ce que mon fils pourrait être un de ceux là, malgré toutes les valeurs que j'essaie de lui inculquer ?
Est-ce que ma fille, ou mon fils, s'ils étaient agressés, auraient honte de me le dire ? 

Je songe aussi qu'il y a quelques années, il était courant d'entendre des "elle a couché pour réussir". Pourquoi n'envisage-t-on jamais ce sujet sous l'angle du viol ? Pourquoi ne dit-on jamais " encore un qui a profité de sa situation pour violer ?. 

Beaucoup de questions, donc. 


Bref, j'ai donc commencé ce roman en janvier 2020, après avoir entendu Sarah Abitbol sur France Inter, au micro de Léa Salamé. En général, je travaille plus vite (en tous cas quand il n'y a pas de lourdes recherches documentaires ), mais un confinement, un déménagement outre mer, une quarantaine sont venus interférer.



Ci-dessous, la couverture - que j'adore -, un petit extrait ainsi qu'une vidéo réalisée pour Casterman, sur la genèse de ce roman. 









Qu’est-ce qui vous rend heureux.se ?

 

Partir en compétition.
J’aime cette impression de me sentir vivante, privilégiée, quand, très tôt le matin, je quitte la maison. Je respire la nuit, je me cale au fond du siège de la voiture et je regarde le paysage défiler derrière les fenêtres. Je compte les rares maisons qui avouent des insomnies, dans les autres, j’imagine les gens endormis et je pense que je gagne des moments de vie.
J’aime arriver sur le parking, retrouver Manon et les filles, coiffées et habillées à l’identique, survêtement blanc cheveux tirés, j’aime le bruit mou des sacs qu’on jette dans le coffre du bus, nos bâillements et les rires qui incisent la nuit. J’aime les regards des parents qui cajolent nos silhouettes, celui des petites sœurs qui nous envient, l’odeur des thermos de café de chocolat chaud, la voix de mon père alors, on va où déjà ? à la foire aux bestiaux ?, le visage faussement consterné de ma mère, celui d’Anne-Laure qui l’est probablement en vrai, le ronron du moteur sur les heures de route, les chansons ça et là, les discours de ma mère, les vidéos de Mélanie de Jesus Dos Santos ou Katlyn Oashi, les selfies idiots, l’homéopathie, le Cicatryl pour consoler les paumes abimées, les fruits secs officiels, les chamallows officieux.
J’aime l’arrivée dans un gymnase qui n’est pas le nôtre mais qui ressemble à tous les autres, les cœurs chamades, les dos qui se redressent à l’approche des autres équipes, l’impression d’être tantôt grandes ou minuscules, l’envie de faire bien, de faire mieux, l’émulation qui picote les muscles, la peur qui essore le ventre, l’odeur des vestiaires inconnus, de la magnésie, puis celle des agrès patinés par des milliers de mains, de pieds, l’odeur du métal, de la sueur et du cuir.
J’aime les bras croisés de ma mère, son attitude rassurante et stoïque, les clins d’œil confiants d’Anne-Laure, les échauffements en musique, parfaitement synchrones, petites parades pour se toiser, impressionner et être impressionnées. J’aime vérifier ma coiffure, placer une dernière barrette, vaporiser un dernier coup de laque, vérifier la tenue du justaucorps, remettre un peu de colle sur les fesses, les filles, qui a du « ça-tient », j’ai oublié le mien !
J’aime la peur qui enfle au fur et à mesure que l’horloge me rapproche de mon entrée en scène, la voix dans le haut-parleur, celles des filles – aalleeez, avec l’intonation qui remonte sur la fin – le sentiment d’être importante, d’être là, maintenant, pour quelqu’un, pour quelque chose, d’avoir un rôle à jouer dans une équipe, d’être une brique, une brique solide, une brique pour vivre plus fort, plus haut, une brique parmi d’autres pour élever l’édifice.

 

  lundi 14 septembre, 19 h 35


vendredi 12 février 2021

Petit concours

 Il parait que notre petit Dynamythes (Benoit Perroud aux pinceaux, Casterman aux manettes) remporte un franc succès en librairies !

❤

Alors, pour vous éviter un combat à mains nues autour du dernier exemplaire, j'en offre un au plus sympa d'entre vous (c'est Tyché qui décidera de qui il s'agit, bien sûr).
Rendez-vous sur ma page facebook pour participer !



mardi 2 février 2021

Zine Zine

Connaissez-vous Zine Zine ?

Sur France 4, ce mag vitaminé explore chaque semaine l'actualité de la pop-culture jeunesse.

Dans l'épisode du 20 janvier, on y parle de mythologie et de mon Dynamythes, qui, me dit-on

dans l'oreillette, rencontre déjà un franc succès dans les écoles et les collèges :-)


L'épisode est à revoir ici :



mercredi 28 octobre 2020

Merci !

Sweet Sixteen fait encore partie des meilleures ventes de romans jeunesse à la Fnac ! 

Et je viens de constater qu'une page Wikipédia a même été réalisée à son sujet. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sweet_Sixteen_(Heurtier)

Merci ! 







Et si vous avez envie de varier les plaisirs, des traductions sont possibles en : 


Brésilien : 







Coréen : 







Italien :





Gros caractères : 





Espagnol :