BREAKING NEWS

! BREAKING NEWS ! Je quitte la Martinique à l'été 2022. N'hésitez pas à me solliciter pour programmer des rencontres dès la rentrée, je serai enchantée de vous retrouver !

mercredi 24 février 2016

¿Cuánta tierra necesita un hombre?

Notre album "Combien de terre faut-il à un homme ?" continue son petit bonhomme de chemin- c'est le cas de le dire - en dehors de l'hexagone.
Après l’Italie l'année dernière, il paraîtra très bientôt en Espagne, au Venezuela et au Chili grâce à l'éditeur Ekaré, qui a racheté les droits à Thierry Magnier.






http://www.ekare.com/ekare/cuanta-tierra-necesita-un-hombre/




C'est l'occasion de parler à nouveau du remarquable travail de Raphael Urwiller, dont les illustrations ont été saluées dans les nombreuses chroniques parues au sujet de cet album. 



"Bleu nuit, jaune d'oeuf, rouge feu : l'album entier se nourrit de ces trois seules teintes, posées sur la page dans leur matière brute, profonde, puissante. "Telerama



 "Une histoire portée par le somptueux travail de sérigraphie effectué par Raphaël Urwiller. Une finesse et une justesse du trait, associées à des aplats de couleurs chaudes, vives et contrastées, rendent chaque planche saisissante et affirment encore davantage la puissance du texte." Librairie La courte Echelle


"De superbes illustrations au service d'un texte inspiré d'une nouvelle de Tolstoï: MAGNIFIQUE! " Librairie Pax





Les autres chroniques ici ! 



Gracias ! 










vendredi 15 janvier 2016

De la relativité du concept de normalité


En ce mois de janvier (bonne année !), l'illustrateur Andrea Alemanno et moi-même publions un album aux éditions Alice Jeunesse. 

Quand j'ai reçu ses dessins, j'ai été bouleversée par la poésie qui s'en dégage.
Merci, Andrea, pour ta sensibilité et ta compréhension de mes mots. 






La couronne est un texte qui parle d'acceptation de soi.
J'en ai eu l'idée il y a quelques années, en découvrant l'existence d'un groupe facebook appelant à une sorte de lynchage dirigé envers...les roux.(cliquez ici) .
J'imagine que cela m'a particulièrement interpellée, étant moi même concernée !
Pour ma part, j'ai toujours adoré ma chevelure, que je considère encore aujourd'hui comme la plus jolie chose dont j'ai héritée ;-) Même si personnellement, j'ai eu la chance de ne jamais en souffrir - je ne me souviens pas avoir subi de quelconques moqueries, par exemple - je me rappelle que d'autres, au collège notamment, n'étaient pas épargnés...

Dans l'article de Slate, ici, vous pourrez lire que cette stigmatisation est si répandue qu'il lui arrive même d'échouer dans les centres commerciaux : 


La carte de voeux en question, retirée de la vente
"Le père Noël aime tous les enfants, même les roux"



Étrange, que cette caractéristique physique qui, souvent source de rejets, est aussi objet d'attirance et de fascination ...







Bref, je me doute bien que ce modeste album ne changera pas des préjugés qui remontent à l'antiquité, mais j'espère qu'il permettra d'ouvrir le dialogue entre l'enfant et son parent. La beauté et même la normalité sont des notions toutes relatives, et le seul jugement qui importe vraiment est celui que nous portons sur nous-mêmes. Je ne prétends pas que ce jugement puisse se modifier très facilement, simplement parce qu'on l'a décidé.
Mais q
ue l'on soit roux, chauve, blond, noir corbeau, gros, maigre, grand, petit, pâle, foncé...il ne faut jamais oublier de se donner (et de donner à son enfant) les moyens de s'aimer. Parce que c'est en s'aimant soi-même que l'on peut aimer les autres. 









La Couronne, 
album cartonné
éditions Alice Jeunesse,
parution le 18.01.2016

Illustrations Andrea Alemanno
https://www.instagram.com/lepracauno/



REVUE DE PRESSE ICI 

lundi 7 décembre 2015

On n'a rien vu venir

En ce lundi post-élections, je me permets de reparler de "On n'a rien vu venir", un roman à 7 voix que nous avions écrit en 2012, avec mes comparses Anne-Gaelle Balpe, Clémentine Beauvais, Sandrine Beau, Agnès Laroche, Fanny Robin et Séverine Vidal. Aujourd'hui, il est plus que jamais d'actualité, malheureusement. 

Une dystopie à lire à partir de 10 ans.






"Des manifestations de liesse populaire ont lieu dans tout le pays : le Parti de la liberté a gagné les élections… Mais, très vite, le nouveau pouvoir exclut tous ceux qui s’éloignent un tant soit peu de la norme, les “mal-habillés”, les “trop-foncés”, les “pas-assez-valides”… et instaure des règles de plus en plus contraignantes : une heure de lever obligatoire pour tous, des jours de congés fixes, des choses qu’on ne peut pas dire, faire, manger ou porter… La liste des nouvelles lois et prohibitions  s’allonge, les contrevenants sont traqués et des caméras de surveillance sont installées dans certains domiciles. Comment en est-on arrivé là ?"


Un roman qui se veut un appel à la conscience civique des plus jeunes et que Stéphane Hessel résume ainsi: «N’attendez pas de devenir des adultes! Aujourd’hui, déjà, vous avez le pouvoir de dire non à ce qui ne vous semble pas juste, de vous indigner face à ce qui vous révolte, de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de ce que vous lisez, de ce que l’on vous donne à regarder à la télévision. … Il n’est jamais trop tôt pour s’engager»."

Librairie Comptines à Bordeaux

samedi 28 novembre 2015

Décembre

Le mois de décembre me laisse souvent un goût doux-amer sur le bout de la langue. J'aime flâner devant les vitrines décorées, voir les enfants bricoler des guirlandes en papier et des faux cadeaux colorés, j'aime cuisiner des douceurs aux senteurs de cannelle et de cardamome  - avec de la purée de patate douce en guise de farine, c'est exquis ! -  j'aime choisir des cadeaux pour ceux qui comptent pour moi et faire brûler des écorces d'orange dans la cheminée (à Tahiti, je me contente d'imaginer)...

Et en même temps, Noël et le jour de l'an, c'est aussi ....un matraquage commercial obscène, des paquets bien trop nombreux pour des enfants dont on déplore l’exigence (qu'on s'applique pourtant fort bien à leur instiller), l'aiguillon qui se darde au souvenir de ceux que l'on a perdus, la honte lorsque l'on se surprend à chasser de son esprit l'idée que certains, au moment même où l'on pose le douzième plat sur la table rouge et dorée, n'ont pas les moyens d'acheter quoi que ce soit de différent, que certains sont en deuil, malades, malheureux. 


Bref. Comme tout le monde, j'ai envie de voir les yeux de mes enfants briller, mais je pense que c'est à nous, parents, de les aider à comprendre que le plaisir de la possession matérielle est très fugace, et que parfois, il s'éteint même lorsque la carte est retirée du TPE. De les aider à comprendre que l'accumulation et la quête de la propriété ne font pas le bonheur, contrairement à ce que les marchands nous serinent à longueur d'images sur papier glacé. 




http://bebe.doctissimo.fr/blog/21624-Le-sapin-les-cadeaux-le-scandale-.html?xtor=CS1-9







Gros coup de cœur pour cette fable philosophique inspirée d’une nouvelle de Tolstoï. Annelise Heurtier délivre un texte impeccable, au vocabulaire choisi, qui nous plonge illico dans la culture slave tout en dénonçant les affres du consumérisme à outrance.
Les sérigraphies lumineuses apportent un contrepoint très graphique et très contemporain à ce récit littéraire. Ce trait épuré et stylisé, ces grands aplats de couleurs sont l’œuvre du jeune et talentueux Raphaël Urwiller dont le travail mérite vraiment le détour.
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Les thèmes de l’envie de possession matérielle et de la (prétendue) nécessité d’accumulation font largement écho aux travers de nos sociétés occidentales, replètes et, parfois, déboussolées. La quête de la propriété, les injonctions à l’accumulation de biens : Pacôme les vit, déjà, au tournant du 20° siècle. Il ne fait pas figure de sage, s’essoufflant littéralement à rechercher l’extension de ses propriétés.




L'intégralité de la revue de presse est à retrouver ici :
http://histoiresdelison.blogspot.com/p/combien-de-terre-faut-il-un-homme-la.html






mardi 17 novembre 2015

Salon du livre de Tahiti

Aujourd'hui, j'étais l'invitée de l'émission de Fare Maohi, sur Polynésie Première, en compagnie de Fréderic Pillot et Gérard Moncomble, heureux invités métropolitains du Salon du Livre de Tahiti.
Si vous voulez voir comme je parle bien tahitien (euh non spa vrai), c'est en replay sur le site France TV Pluzz (autour de la 26° minute). Vous pourrez même assister à une chute en direct, ou plutôt l'entendre...ne vous réjouissez pas trop, ce n'est pas moi ... J'espère d'ailleurs que le monsieur en question ne s'est pas fait trop mal ! 

http://pluzz.francetv.fr/videos/fare_maohi.html




Si vous n'avez pas encore fait dédicacer votre "Danse, Hinatea !" que vous vous êtes bien entendu déjà procuré, je serai en dédicace au salon du livre de Papeete qui aura lieu sur le paepae de l'OTAC de jeudi à dimanche.
Et si vous n'avez pas envie de voir ma bobine, il y aura toujours celles des invités prestigieux de cette 15° édition, ainsi que du Light Painting et des sieste acoustiques. Tout un programme ! 
http://www.lireenpolynesie.pf/


© LIGHT CLUB Oeuvre 1 Light club















(tahiti-infos.pf)