J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



samedi 5 février 2011

Nouveau projet

Vite vite, il ne me reste plus que quelques semaines avant Le Grand Chambardement (comprenez, l'arrivée de la mouflette. Vous ne me croyez pas ? La preuve en live ci-dessous).






Du coup je me dépêche d'écrire l'histoire issue d'une vague idée que j'avais depuis longtemps mais dont je n'arrivais pas à trouver le scénario. Celui-ci est enfin arrivé grâce à l'une de mes nombreuses nuits sans sommeil (l'horreur, ces hormones) alors hop hop hop, j'en profite avant de passer en mode couches-têtées.
Il s'agit d'une histoire rigolote pour des petits (6/8 ?), une histoire de princesse et de mariage. Ouais, Ok, je vous entends déjà dire que ça sent le réchauffé...et ben nan ! justement. Ma princesse à moi, elle est super space. Mais je ne vous dis pas encore pourquoi.

Tiendez, je vous mets le 1° chapitre :


Vlan ! Le Prince Ferdinand de la Spatule ouvrit la porte d’un coup sec.
La Reine Ernestine, très occupée à espionner par le trou de la serrure, se releva comme si une guêpe lui avait piqué les fesses (manquant tout juste de se faire éborgner).
- Je n’aime pas tellement que l’on se moque de moi ! piailla Ferdinand avant de s’élancer dans le couloir, à grandes enjambées de prince énervé. Alors ne comptez pas sur moi pour remettre ici le bout de mes sublimes souliers !
Flûte et zut, encore raté ! pensa la Reine avant de se mettre à courir derrière le Prince (enfin, aussi vite que lui permettaient ses petites jambes dodues).
- Prince Ferdinand, euh, attendez ! Ce doit être un malentendu !
Tout en dévalant les grands escaliers de pierre, le Prince répondit que non, il avait tout bien entendu. Quelques marches derrière, la Reine le suivait toujours, rouge et essoufflée. C’était le soixante-treizième prince qu’elle faisait venir en deux mois…et si elle se souvenait bien, l’avant-dernier sur sa « Liste des Princes à Marier ». Alors même s’il semblait aussi malin qu’une carpe (et qu’il avait un gros bouton sur le nez) il n’était pas question de le laisser filer !
Constatant avec horreur que Ferdinand de la Spatule allait atteindre la porte d’entrée, la Reine Ernestine prit son élan, et, dans un geste désespéré…plongea pour lui attraper les pieds.
- Prince Ferdinand, ne partez pas ! supplia-t-elle en le regardant depuis le sol. Je suis sûr que vous avez mal compris ce que ma fille vous a dit ! Restez ! Il y aura du pudding pour le dîner ! Je ferai cirer vos souliers et …vos moustaches ! Votre cheval dormira dans un lit à plumes d’autruches parfumées !
Le Prince Ferdinand secoua les pieds en tentant de se débarrasser de la Reine, fermement agrippée à ses chevilles.
- Dans un lit à plumes de paon, alors, si vous préférez ?
- Mais fichez-moi la paix, à la fin ! Pas la peine d’insister, je m’en vais !
Et dans un grand coup sec, il réussit à se libérer de la Reine. Couchée sur le carrelage, celle-ci assista, dépitée, au départ du Prince Ferdinand et de l’un de ses derniers espoirs de marier sa fille, la Princesse Bertille.
- Et puis d’abord, je suis allergique au pudding, ça me fait gonfler les narines ! lança-t-il depuis sa monture (qui en fait d’un cheval, était un poney qui louchait).