J'ai quitté la Polynésie (quelle idée) au printemps 2016 et suis donc désormais disponible pour des rencontres scolaires. A bientôt !



mercredi 23 avril 2008

Un samedi de chien (Milan Presse, mai 2008)

"Un samedi de chien" est une petite histoire parue en mai 2008 dans le mensuel "Moi je Lis" (Milan Presse). Les illustrations sont de Zelda Zonk.







C'est une histoire sans prétention, juste... rigolote ;-) Il n'y a pas vraiment de message à l'adresse des enfants (si ce n'est, peut-être, ce qu'implique le fait d'être responsable de quelque chose, en l'occurence, un animal) . Dans cette histoire, Adrien doit garder le caniche adoré de la tante Aglaé....

Voici le premier chapitre

Tout a commencé par un coup de téléphone, un vendredi soir, alors que je lisais ma BD préférée. Quand maman a décroché, j’ai essayé de deviner qui était à l’autre bout du fil. Pendant un moment, j’ai eu peur que ce soit la maîtresse, à cause de cette histoire de bagarre, à la récré.Ce qui n’aurait vraiment pas été chouette de sa part, parce qu’après tout, ce n’est pas moi qui avait commencé.Bref, j’ai vite compris que ce n’était pas la maîtresse, mais la tante Aglaé. Ce qui est au moins 10 fois pire.
La tante Aglaé habite seule dans une maison qui ressemble à une boite de bonbons. Il y a du rose et du doré partout et puis des tas de trucs qui ne servent à rien et qu’il ne faut toucher sous aucun prétexte. C’est pénible, on n’a rien le droit d’y faire, des fois que l’on casse ou salisse quelque chose.
Quand je dis qu’elle habite seule, ce n’est pas tout à fait vrai. D’ailleurs, si elle m’entendait, elle en ferait une attaque! Aglaé habite avec Prince Hubert, qui, selon elle, est la compagnie la plus distinguée et la plus chic de toute la terre. En fait, Prince Hubert n’a pas vraiment de couronne ou de château, car Prince Hubert est…un caniche. Le genre de petit toutou blanc et frisé avec une coupe très élaborée qui lui fait comme des pompons au bout des pattes. Le genre surtout ridicule, quoi. Et puis, je vous demande bien à quoi ça sert d’avoir un chien si on ne peut ni jouer avec lui dans le jardin, ni courir dans les flaques d’eau!
Bref, la mauvaise nouvelle, dans tout ça, c’est qu’après avoir raccroché, maman m’a annoncé, l’air mi-ennuyé, mi-amusé :
- Adrien, demain, Aglaé te confie son chien adoré !



Moi, peur? Jamais ! (Milan presse, mai 2008)





"Moi,peur? jamais !" est une "grande" histoire (de plus 30 000 signes, pour les initiés) qui s'adresse à des enfants à partir de 8/9 ans. Il vient de sortir chez Milan Presse, dans le magazine Zaza Mimosa.J'aime tout particulièrement cette histoire...je ne sais pas pourquoi, mais c'est l'une de mes préférées. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire...
Le thème principal est la gestion de la peur. L'idée de base est d'expliquer aux enfants qu'il est normal d'avoir peur (même si les adultes ont souvent tendance à dire "mais tu es grand maintenant.."), et que la meilleure façon de soulager ses angoisses (que l'héroine de l'histoire compare à un sac de cailloux) est de les partager avec d'autres...Il s'agit donc de l'histoire de Sophie, qui n'a peur de rien....jusqu'au jour où elle rentre à l'hôpital pour se faire opérer. Une intervention banale, mais qui lui fera apprendre pas mal de choses sur elle, grâce à la rencontre d'un petit garçon hospitalisé, d'un vieux monsieur qui n'a plus toute sa tête et qui cherche son chat dans les couloirs de l'hôpital, d'une infirmière qui ressemble à une fée ou encore d'un médecin qui joue de la guitare...
Les illustrations sont de Marie Margot.







Voici le deuxième chapitre. Sophie entre à l'hôpital...

Les portes s’ouvrent devant nous. A l’intérieur, tout est blanc et brillant, j’ai l’impression d’être dans une navette spatiale. Je me sens un peu bizarre…enfin, juste un peu. C’est peut-être à cause de la drôle d’odeur qui flotte dans les airs. J’attrape la main de ma mère et on avance vers le comptoir au dessus duquel est écrit « accueil-admissions ». C’est idiot, il est tellement grand, ce comptoir, je ne peux même pas voir s’il y a quelqu’un derrière. En face, il y a des tas de chaises orange avec des gens qui n’ont pas l’air tellement ravi d’être ici. Ma mère s’approche du comptoir. A priori, il y a bien quelqu’un derrière. Mais le quelqu’un en question, soit il a 90 ans, soit il est en train de piquer un petit roupillon, parce que ma mère le salue avec une voix qui ferait sursauter un menhir.
Cette fois, le quelqu’un doit être bien réveillé, alors elle continue avec un « Ma fille doit se faire opérer par le professeur De La Phalange » digne d’une tragédie grecque. De l’autre côté, rien ne bouge. Ma mère se mord la lèvre inférieure, ce qu’elle fait toujours quand elle est stressée. Enfin, une réponse arrive :
- Vous avez les étiquettes ?La voix n’est pas très engageante, je suis sûre que son propriétaire non plus. Ma mère me regarde d’un air interrogateur. Mais moi non plus, je ne sais pas ce que c’est, ces étiquettes !Le Comptoir reprend, toujours aussi gracieusement :
- Pour les admissions, il me faut les étiquettes, c’est le règlement. 2° à gauche au fond du couloir.
Ma mère se retourne vers moi et m’emmène vers les chaises en plastique.
- Sophie, chérie, attend moi ici. Je vais aller voir si je trouve ces étiquettes.
Elle m’embrasse et disparaît dans le couloir de la navette spatiale. Je l’imagine, affrontant des Comptoirs de plus en plus hauts, triomphant du sol glissant et des lumières aveuglantes, à la Recherche des Etiquettes de Sophie Chérie. Quelques minutes passent, que je remplis en essayant de deviner ce que les gens assis en face de moi peuvent bien faire ici. Pour la grosse dame à lunettes, c’est facile : elle est en train de tout raconter à sa voisine, qui l’écoute distraitement en lissant sa robe à fleurs. Son mari s’est cassé une jambe en voulant régler l’antenne télé sur le toit , ce qui est une chance, hein, parce qu’il aurait pu y rester, vous savez. Un vieux monsieur en pyjama et robe de chambre passe devant nous et s’arrête devant l’aquarium. Je suis en train de chercher ce qui a bien pu lui arriver quand je vois revenir ma mère, victorieuse, brandissant plusieurs feuilles noires de codes-barre.- Les voilà, elle dit au Comptoir en souriant de toutes ses dents. Je retourne à mon monsieur en pyjama, qui est en train de regarder l’aquarium comme s’il y avait fait tomber quelque chose. Il ne peut pas être là pour l’appendicite. Il a au moins 70 ans et ma cousine Aglaé (qui l’a eu l’année dernière) est formelle : l’appendicite, ce n’est pas pour les vieux. Au bout d’un moment, ma mère me pose la main sur l’épaule.
- Sophie ? Prête, on y va ?
Elle soulève ma valise, je la suis dans le couloir. On s’arrête tous les 10 mètres pour regarder les plans qui sont collés au mur. Malgré ça, j’ai l’impression qu’on ne prend pas tellement le chemin le plus rapide pour arriver à destination. Quand on passe devant la cantine pour la 2° fois, je ne dis rien à ma mère, je vois bien que ce n’est pas le moment. On croise plusieurs infirmières très pressées. Aux pieds, elles ont toutes des chaussures horribles, en bois ou en plastique. Soit elles ont des prix dans le magasin où se sert ma grand-mère, soit elles font partie du club des passionnées de la chaussure orthopédique.Miracle ! Nous voilà enfin devant la porte « Pédiatrie ». Ma mère pose ma valise en soupirant.
- Ah ! nous y voilà !D’un coup, je me rends compte que je ne suis finalement pas vraiment très pressée d’arriver. Je me sens encore plus bizarre que tout à l’heure. En fait, j’ai l’impression d’avoir une petite boule dans le ventre, comme un caillou qui me fait une drôle de sensation. A bien y réfléchir, ça serait plutôt un sac de cailloux tout entier.Mais comme je dois montrer à ma mère que je n’ai pas peur, je prend ma valise et lui offre un vrai sourire de publicité pour dentifrice. Je pousse la double-porte. Dans ma poitrine, mon cœur proteste en tambourinant très fort.Ici, l’ambiance est différente. D’accord, il y a toujours cette même odeur, un mélange de piscine, de dentiste et de produits pour récurer les toilettes. Mais là, c’est quand même plus gai. Il y a des dessins au mur, et cette fois, le Comptoir a l’air sympa. Elle est jeune, elle a de doux yeux gris et aux pieds, elle porte des ballerines dorées. C’est un signe. D’ailleurs, mon sac de cailloux me parait presque un peu moins lourd.
- Bonjour madame, bonjour jeune fille !
- Bonjour ! Je suis madame Valentin, et nous venons pour Sophie.
La jeune fille regarde ses fiches en fronçant les sourcils, elle doit certainement chercher mon nom. Et s’ils m’avaient oubliée ? Je rentrerais tranquillement avec maman, et …
- Bienvenue, Sophie Valentin, dit la jeune fille en pulvérisant mes espoirs . Je m’appelle Chloé, je suis l’une des infirmières du service et c’est moi qui vais m’occuper de toi. Si tu veux, avant que je ne t’emmène dans ta chambre, tu peux aller dans la salle de jeux.
Du doigt, elle me montre une grande porte vitrée, derrière nous, avant de se retourner vers ma mère en souriant :
- Pendant ce temps, je vais remplir quelques papiers avec ta maman. Madame Valentin, vous avez les étiquettes ?

Un sort renversant pour Mirabelle

"Un sort renversant pour Mirabelle" est un petit roman qui sortira en septembre 2008 aux éditions Averbode, dans la collection Tirelire (6/8 ans, il me semble)

Tu seras pirate, mon fils !

"Tu seras pirate, mon fils" est un roman qui paraitra en fin d'année 2008 aux éditions Rouge Safran.
Quand un pirate, après 16 filles, donne enfin naissance à un garçon, comment croyez-vous qu'il réagisse ?
Il tombe dans les pommes de bonheur et fait le serment (complètement pompette, mais devant une ribambelle de témoins) qu'il fera de son rejeton le plus grand pirate de tous les temps.
Sauf que....le rejeton en question, lui, n'a pas du tout, mais pas du tout envie d'être pirate. Ce qu'il veut, lui, c'est....devenir marin !


Voici le 2° chapitre : Archibald le pirate entraine son fils à devenir un grand pirate...

Pendant les dix-huit années qui suivirent, Archibald s’efforça donc d’apprendre les ficelles du métier à son rejeton. Car si son destin était de devenir le père du plus célèbre et du plus redouté des pirates du monde entier, il n’était pas question de lambiner : tous les secrets de la Grande Piraterie devaient être transmis à son petit !

Il s’agissait d’abord de lui donner l’allure d’un filou, d’un bandit des mers, d’un détrousseur de navires. Et selon Archibald, il n’était jamais trop tôt pour apprendre à devenir un vrai pirate ! Ainsi, le petit Flibuste n’était pas encore sorti de son berceau qu’Archibald lui avait déjà collé deux anneaux d’or à chacune des oreilles et un bandeau noir sur l’œil droit. Ou sur l’œil gauche. De toute façon, ça n’avait pas d’importance, c’était juste une question de style (car, bien entendu, aucun pirate n’attendait jamais d’avoir perdu un œil pour porter un bandeau).
Dès le plus jeune âge, Archibald l’entraîna à rire comme un corsaire, très fort et la bouche grande ouverte.
- Flibuste, nom d’un pirate de carnaval, ouvre plus grand la bouche, on ne voit pas toutes tes dents !
Il lui apprit aussi à marcher avec une jambe de bois (selon Archibald, c’était très chic, pour un pirate, et il espérait secrètement que son fiston en aurait une un jour, une vraie !).
Pour son 5° anniversaire, il lui offrit un perroquet, un superbe volatile turquoise, rouge et vert qui possédait déjà un sacré vocabulaire de corsaire.
Flibuste dut aussi s’exercer à dessiner et à coudre de belles têtes de mort sur les drapeaux, à hurler « à l’abordage » ou « vos cargaisons, et que ça saute ! » en n’importe quelle langue, à se balancer au bout d’une corde pour accoster avec classe et légèreté et à nager aussi rapidement qu’un espadon, même avec de grandes bottes aux pieds.
Archibald lui apprit également à naviguer avec n’importe quel bateau, sur toutes les mers et quel que soit le temps. Il lui expliqua comment éviter les courants dangereux, sentir la venue des tempêtes ou prévoir le sens du vent. Il lui apprit à utiliser la boussole, le sextant ou l’astrolabe, mais aussi à s’orienter simplement, grâce aux étoiles.
Il lui enseigna l’art et la manière de diriger un équipage : comment faire en sorte que ses hommes restent loyaux et fidèles, comment calmer les esprits en cas de famine à bord ou re-motiver les cœurs lorsque le sort se montrait trop dur avec l’équipage. Il lui prodigua mille conseils pour organiser au mieux la vie sur le navire, afin que chaque tâche soit effectuée en temps et en heure, pour qu’à tout instant du jour et de la nuit, ses hommes sachent ce qu’ils avaient à faire. C’était la seule manière de garantir que les voiles restent en bon état, que le pont soit toujours propre ou que les stocks de vivres et de munitions soient toujours suffisant.. .enfin, à peu près.
Très superstitieux, il lui révéla aussi tous ses secrets pour éloigner le mauvais sort. Flibuste apprit ainsi qu’il ne fallait jamais siffler sur un bateau (interdiction valable pour tous, sauf le cuisinier, qui, au moins, tant qu’il sifflait, ne pouvait pas s’empiffrer) ou qu’il était d’usage de jeter une pièce par dessus bord avant d’appareiller pour une nouvelle expédition.
Il lui montra comment repérer, d’un seul coup d’œil, les bateaux à attaquer et les meilleures combines pour les surprendre. Enfin, il lui répéta qu’il fallait toujours, toujours descendre dans les cales des bateaux pour vérifier s’il n’y avait pas d’esclaves à libérer. Car tout pirate qu’il était, s’il y avait une chose qui lui donnait de l’urticaire, c’était bien ces gros capitaines bedonnants qui emmenaient des esclaves vers le Nouveau Monde. Avec ceux-là, Archibald n’avait aucune pitié : il dévalisait tant et si bien le bateau que l’infortuné capitaine n’avait plus qu’à repartir d’où il venait, nu comme un ver et sans autre compagnie que les rats de son navire…ainsi que tous ceux que lui avait refilés Archibald, toujours prêt à faire plaisir en laissant un petit souvenir de son passage !

Ainsi, en dix-huit ans, Flibuste avait tant appris qu’il aurait pu devenir le plus grand pirate de tous les temps.
Le problème, c’est qu’il n’en avait pas du tout envie.

L'Opération Boite à Musique (ed.Averbode, sept 2006)


L'Opération Boite à Musique (ouh là là, mais qu'est ce-qu'il me déplait, ce titre!) est mon premier roman, publié en sptembre 2006 aux éditions Averbode, en Belgique, dans la collection Récits-Express (10/13 ans). Il est actuellement épuisé mais sera réedité à l'automne aux Editions Magnard. Je suis en train de chercher (désépérément) un nouveau titre...

Sidonie Quenouille (ed. du Rouergue, avril 2007)


"Sidonie Quenouille" est mon deuxième roman, publié en 2007 aux éditions du Rouergue. Selon moi, il s'adresse à des enfants à partir de 8 ans .Il met en scène une institutrice un peu ...inhabituelle. Si j'avais eu plus de "place", j'aurais encore plus aimé développer sa personnalité, son côté citoyen, écolo, rigolo, créatif, libre d'esprit, convaincu...J'aurais aimé en croiser, des institutrices un peu follasses, quand j'étais gamine...
Les illustrations ont été réalisées par Aurore Petit et personnellement, je trouve qu'elle a vraiment réussi à traduire en image l'état d'esprit général, le ton que je voulais donner à l'histoire. Vous trouverez son blog ici http://petitaurore.info/



Sélections , prix littéraires pour Sidonie Quenouille
Prix des Embouquineurs 2008
Prix du Journal des Instituteurs 2008 (Sidonie est arrivée 2°)
Prix Goya 2007 (remis à "Mona Lisa et moi")
Livre Elu 2007/2008
Prix de la Médiathèque d'Aubervilliers
Prix littéraire de l'Esterel
Prix de la bibliothèque de Dizy le Gros (gagné !)



Alors, Sidonie Quenouille, quoi qu'est-ce ?
Voici le premier chapitre :

J’adore l’école ! Enfin, c’est assez nouveau. Pour être plus précis, cela fait 287 jours exactement (j’ai compté). Depuis ma rentrée en CM1. C’est mes parents qui sont drôlement contents : maman n’est plus obligée de me tirer par les pieds pour me sortir du lit. Papa ne klaxonne plus dix fois pour que je me décide à monter dans la voiture… car j’y suis le premier ! Ca paraît incroyable, mais j’arrive même à m’y installer avant ma petite sœur Pomme. Pomme, c’est Mademoiselle je-sais-tout, je fais–tout-bien. Le genre « zéro tâche sur les habits, zéro mauvaise note à l’école, zéro bazar sous le lit ». En tout cas, c’est bien simple : moi, je ne veux pas qu’on sache que j’ai quelque chose à voir avec cette folle dangereuse. Alors à la récré, je fais bien attention à ne pas trop m’approcher d’elle. Moi, c’est Adrien. Et depuis peu, j’ai un problème : il est marqué sur mon calendrier et il arrive aujourd’hui. Vous allez sûrement trouver ça bizarre, mais en fait, ce qui m’ennuie, c’est que ce soir… les grandes vacances commencent. En fait, je suis le premier surpris : d’habitude, les grandes vacances, j’y pense dès le mois de janvier. Seulement, cette fois, tout est différent. Et c’est grâce à Sidonie.
Sidonie, c’est la maîtresse qu’on a eue cette année. C’est une nouvelle, elle est arrivée en septembre, pour remplacer le vieux Monsieur Aigrefeuille qui est parti à la retraite . Je me rappelle que le jour de la rentrée, quand on l’a vue arriver, on l’a trouvée drôlement fagotée, la nouvelle. Elle avait une espèce de collant vert sous un short rouge, un t-shirt un peu bleu avec «j’aime les baleines» écrit dessus, et plein de cheveux blonds tout ébouriffés de boucles pas du tout peignées. Elle est arrivée en retard, tout essoufflée, chargée de deux gros cartables bourrés à craquer, avec à l’intérieur, plein de feuilles et de livres pas vraiment rangés.
- Mais quelle histoire ! Figurez-vous que l’âne de mon voisin s’est échappé de son pré ! Il était planté au milieu de la route ! On a poussé, on a tiré… Quelle affaire, pour le faire avancer !
Comme on devait faire de drôles de têtes, elle a ajouté en redressant ses grosses lunettes :
- Ah oui ! Hum.…J’oubliais, je suis votre nouvelle institutrice, Sidonouille Quenie, euh…Sidonie Quenouille. Ravie de passer l’année avec vous !
Avec les copains, on s’est dit que l’année commençait bien ! Et on ne croyait pas si bien dire …




Quelques commentaires glanés à droite à gauche sur le net :


Adrien est désolé : ce sont les vacances d’été. Elève moyen, il a adoré son année de CM1, avec une maîtresse si originale, si captivante. Les méthodes éducatives de Sidonie Quenouille ne sont pas orthodoxes, et si elles plaisent aux enfants, elles séduisent moins la directrice et l’inspecteur…Œuvre de deux jeunes femmes, Sidonie Quenouille n’échappe pas à un certain univers proche à la fois du « fashion » et du « bobo » parisien : l’héroïne éponyme, qui évolue à travers les yeux du narrateur Adrien, est habillée de manière originale et jeune, utilise des bourses en tissu africain, conduit une petite voiture toute cabossée et privilégie un retour à la nature, l’instinct. Bon. Ceci passé, elle incarne un professeur des écoles dynamique, innovant, qui donne sans hésiter un bon coup de pied dans ce qui apparaît comme le mammouth Education nationale (voir la directrice au chignon désuet et l’inspecteur particulièrement laid). Les enfants plébiscitent son enseignement basé davantage sur des savoir-être et savoir-faire que sur un savoir tout court. Le message, qui peut toujours être discuté, est destiné aux adultes. Reste aux enfants un roman intelligent qui leur dévoile les dessous du monde professoral : une maîtresse aussi, ça rend des comptes. Le texte et l’illustration sont intimement liés, parfaitement dans le ton de la collection qui conjugue toujours un aspect personnel – le ressenti d’Adrien - à une intention citoyenne, éducative.
Sophie Pilaire
http://www.ricochet-jeunes.org



Pauvres gosses, ils vont remettre des blouses, vont être envoyés chez le curé et vont devoir rire aux blagues du président qui fait des grimaces quand il va les visiter. Quelle horreur ! Dire que c'est grâce à la réussite de l'entreprise de son ami de tf1 que les parents et les enfants se sont encrassés dans la bêtise, et que l'économie contre laquelle il ne peut rien à amener des profs qui ne pensent qu'à eux et à rien... Et il faut encore qu'il la ramène pour continuer à faire de la politique et jouer les donneurs de leçons mais quelle horreur ce type ! J'ai lu récemment un petit roman qui n'est pas un grand chef-d'oeuvre, mais qui montre une chose simple et plutôt sympathique à laquelle j'adhère à 100 %, c'est les bons profs qui nous font aimer l'école et remettre la marseillaise au programme je crois n'y changera rien, même si je n'ai rien contre ce chant qui fait bien rire mon garçon par son sérieux quand il doit l'interpréter depuis peu. Ce petit livre fait donc le portrait d'une maîtresse pas comme les autres Sidonie Quenouille ou Sidonouille Quenie comme vous voulez. Pleine d'idées originales, et oui sans doute une 68tarde attardée même si elle n'a jamais connu l'époque, qui met en scène les "COD" et possède un distributeur automatique de place... Une prof qui donne envie ni plus ni moins, qui sensibilise les élèves à la nature et au reste. La venue d'un inspecteur et un vrai faux débat sur L'Europe, vont créer la pagaille et la panique mais "Sidonie Quenouille", elle va nous manquer et avec elle l'école, c'était l'école et autre chose, plus un problème ne posait vraiment problème... Aux editions du Rouergue pour les 8/10 ans avec des dessins de Aurore Petit qui n'a pas son pareil pour dessiner les inspecteurs, et la crainte qu'ils inspirent le plus souvent...


site http://journaldunlibraire.hautetfort.com/



Sidonie Quenouille est la nouvelle maîtresse de CM1 où est élève Adrien. D'ordinaire, c'est un garçon qui n'aime pas l'école et qui soupire dès janvier après les grandes vacances. Or, cette année, tout a changé : il est le premier levé, il court pour aller en classe ... bref il adore l'école ! C'est grâce à sa nouvelle institutrice, une Sidonie Quenouille fort originale, affublée de vêtements extravagants (des collants verts, un short rouge et un tshirt bleu "j'aime les baleines" le jour de la rentrée) et aux techniques d'apprentissage qui bousculent les idées établies. Les enfants en redemandent, par contre certains parents ripostent, l'inspecteur grogne...
Vraiment un texte attachant et drôle, où le personnage de la maîtresse loufoque est accompagné d'illustrations aussi cocasses ... un bel ensemble, une lecture revigorante et qui donne une vision tout à fait sympathique de l'école pour les enfants qui rechignent !
site : http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/05/23/index.html



Certains titres résonnent agréablement à nos oreilles et sont annonciateurs de bons moments. Sidonie Quenouille fait partie de ceux-là. Ce roman d’Annelise Heurtier, certes un peu utopiste, ne mettra pas tous les adultes d’accord car il dresse le portrait d’une enseignante hors du commun aux méthodes peu conventionnelles. On peut trouver le personnage caricatural mais il relève de la fantaisie et de l’humour par ailleurs très présents dans le texte et habilement soulignés par les illustrations d’Aurore Petit.
Rêver ne fait pas de mal, alors plongez-vous dans ce roman drôle et pétillant et vivez une année scolaire détonnante en compagnie d’Adrien.
Caroline Hayot, Librairie Larcelet